Titus 1

Paul, — esclave de Dieu, et apôtre de Christ Jésus pour la foi des élus de Dieu, et pour la connaissance de la vérité qui s'accorde avec la piété, lesquelles se fondent sur l'espérance de la vie éternelle, que Dieu, qui ne ment point, nous a promise avant les temps éternels, tandis qu'à l'époque convenable Il a manifesté Sa parole, par la prédication qui m'a été confiée selon le mandat de Dieu notre sauveur, — à Tite
Titus ou Tite était païen d'origine (Gal.2.2) ; Paul, qui l'avait converti, se l'adjoignit comme collaborateur ; il l'avait laissé en Crète pour achever d'organiser l'église naissante (voyez v. 5) ; plus tard il l'employa comme intermédiaire dans ses rapports avec les chrétiens de Corinthe (cf. 2Cor.2.12 ; 7.6 ; 8.6,16,23) ; on le retrouve ensuite en Dalmatie (2Tim.4.10). Le livre des Actes ne fait de lui aucune mention.
, mon enfant légitime par une foi commune : Grâce, miséricorde, paix de par Dieu le Père, et Christ Jésus notre sauveur !

Si je t'ai laissé eu Crète
Ces mots supposent que Paul a fait en Crète un séjour, dont ne parlent pas les Actes des Apôtres, car il ne peut être question de la relâche qu'il fit dans cette île en se rendant à Rome comme prisonnier (Actes.27.8). Si l'on veut trouver à ce séjour une place dans le cadre du récit des Actes, on ne peut guère la chercher que dans cet espace de deux ans, si peu rempli, qui est assigné par le narrateur apostolique au séjour de l'apôtre à Éphèse (Act.20.10 ; cf. 1Tim.1.3). Dans ce cas l'épître aurait été écrite avant le retour de Paul dans cette dernière ville (cf. Tite.3.12). Aucun renseignement contemporain du Nouveau Testament n'autorise à la rapporter à une époque postérieure au contenu du livre des Actes.
, c'est afin que tu presses les réformes qui restent à faire et que, dans chaque ville, tu établisses des anciens, aux conditions que je t'ai prescrites :
être irréprochable, mari d'une seule femme, avoir des enfants croyants qui ne puissent être accusés de vivre dans la débauche, ou qui soient indisciplinés ; car il faut que l'évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu, qu'il ne soit ni insolent, ni colère, ni buveur, ni emporté, ni désireux d'un gain sordide, mais hospitalier, ami des gens de bien, sage, juste, pieux, tempérant, attaché à la parole qui est fidèlement conforme à la doctrine, afin qu'il soit capable, soit de consoler ceux qui sont en butte aux tribulations, soit de réfuter les objectants. 10 En effet il y a beaucoup de gens indisciplinés, de discoureurs frivoles, et de séducteurs (surtout ceux de la circoncision), 11 auxquels il faut fermer la bouche ; ce sont eux qui bouleversent des familles entières en enseignant ce qui ne convient pas, en vue d'un gain sordide. 12 L'un d'entre eux, qui a été leur propre prophète, a dit : « Les Crétois sont toujours menteurs, de méchantes bêles, des ventres paresseux
Cette citation est empruntée d'Épiménide, philosophe crétois, qui vivait six siècles avant l'ère chrétienne, et qui était l'auteur d'un livre Sur les oracles, où se trouvait, paraît-il, cette définition de ses compatriotes. Il passait, chez les Grecs, pour doué du don de prophétie.
.
 »
13 Ce témoignage est vrai. C'est pourquoi reprends-les vertement, afin qu'ils aient une foi saine, 14 et qu'ils ne s'attachent point à des fables juives et à des commandements d'hommes qui se détournent de la vérité. 15 Tout est pur pour ceux qui sont purs, mais, pour ceux qui sont souillés et infidèles, rien n'est pur ; or, leur intelligence et leur conscience sont souillées, 16 ils professent de connaître Dieu, mais par leurs œuvres ils Le renient, étant abominables, rebelles, et incapables d'aucune bonne œuvre.
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