‏ Leviticus 25:24

XCI. (Ib, 25, 24.) Suite : « Et dans tout le pays que vous posséderez, vous payerez le loyer de votre terre. » Certains exemplaires portent la version suivante : « vous rachèterez la terre. » Le sens est donc : « La terre ne sera point vendue pour un usage profane », c’est-à-dire, à ceux qui s’en serviraient pour outrager le Créateur ; ou d’une manière irrévocable, c’est-à-dire, à perpétuité, sans que l’acheteur soit obligé de la rendre au vendeur, après un certain laps de temps, suivant l’ordre de Dieu. « Car la terre est à moi », dit le Seigneur : par conséquent vous devez en user selon mon commandement. Et afin de mieux faire sentir que cette terre est à lui, non à son peuple, il lui rappelle ensuite à quel titre il l’occupe : « parce que vous êtes devant moi des étrangers à qui je la loue », en d’autres termes : sans doute, il y a parmi vous des prosélytes, c’est-à-dire, des étrangers, des hommes sortis des peuples voisins pour se joindre à votre nation ; il y a également des fermiers, des hommes qui habitent une terre qui ne leur appartient pas : cependant vous aussi, vous n’êtes tous devant moi que des étrangers à qui je confie ma terre. Ce langage, Dieu l’adresse soit aux Israélites, par ce qu’il leur a donné un pays dont il a lui-même expulsé les nations qui l’occupaient ; soit à tout homme en général, parce que, devant Dieu, toujours immuable et remplissant le ciel et la terre de sa présence, selon la parole de l’Écriture a, tout homme vient au monde comme un étranger, demeure, pendant sa vie, comme un hôte dans une maison qui n’est pas la sienne, et dont il est, en effet, obligé de sortir à la mort.

XCII. (Ib 25, 24.) Suite. – L’Écriture ajoute : « Dans tout le pays que vous posséderez, vous payerez le loyer de la terre, comme des fermiers, ou vous la rachèterez. » Si je ne me trompe, le repos forcé de la terre tous les sept ans et la cinquantième année appelée l’année de la rémission, était une espèce de redevance ou une sorte de rachat payé à Celui dont on tenait la terre, c’est-à-dire, à Dieu lui-même qui en était le créateur.

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