‏ 1 Peter 3

1Vous de même, femmes, soyez soumises à vos maris, afin que, s’il en est qui n’obéissent pas à la prédication, ils soient gagnés sans la prédication, par la conduite de leurs femmes, 2rien qu’en voyant votre vie chaste et pleine de respect.
III, 2. Eph. v, 33. Cf. S. Augustin, Confessions, I. ix, c. 9, n. 19.
3Que votre parure ne soit pas celle du dehors : les cheveux tressés avec art, les ornements d’or ou l’ajustement des habits ; 4mais, parez l’homme caché du cœur, par la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible : telle est la vraie richesse devant Dieu. 5C’est ainsi qu’autrefois se paraient les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises à leurs maris. 6Ainsi Sara obéissait à Abraham, le traitant de Seigneur ; et vous êtes devenues ses filles, si vous faites le bien sans craindre aucune menace. 7Vous de votre côté, maris, conduisez-vous avec sagesse à l’égard de vos femmes, comme avec des êtres plus faibles, les traitant avec honneur, puisqu’elles sont avec vous héritières de la grâce qui donne la vie ; afin que rien n’arrête vos prières. 8Enfin qu’il y ait entre vous union de sentiments, bonté compatissante, charité fraternelle, affection miséricordieuse, humilité. 9Ne rendez point le mal pour le mal, ni l’injure pour l’injure ; bénissez, au contraire ; car c’est à cela que vous avez été appelés, afin de devenir héritiers de la bénédiction. 10« Celui qui veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu’il garde sa langue du mal, et ses lèvres des paroles trompeuses ; 11qu’il se détourne du mal, et fasse le bien ; qu’il cherche la paix et la poursuive. 12Car le Seigneur a les yeux sur les justes, et ses oreilles sont attentives à leurs prières ; mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal. »

2. Chap. iii, 13 — iv, 19. : Comment tes fidèles doivent se comporter dans la persécution présente. A. Être sans reproche (13-16) ; et à l’exemple du Christ souffrir volontiers l’injustice (17-22).

13Et qui pourra vous faire du mal, si vous êtes appliqués à faire le bien ? 14Que si pourtant vous souffrez pour la justice, heureux êtes-vous ! « Ne craignez point leurs menaces et ne vous laissez point troubler ; 15mais sanctifiez
15.  Sanctifiez, adorez le Seigneur qui n’est autre que le Christ, comme étant le Saint. Citation libre d’Is. (viii, 12 sv.).
dans vos cœurs le Seigneur, le Christ, étant toujours prêts à répondre mais avec douceur et respect, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous ;
16ayant une bonne conscience, afin que, sur le point même où l’on vous calomnie, vous couvriez de confusion ceux qui diffament votre bonne conduite dans le Christ. 17En effet, il vaut mieux souffrir, si Dieu le veut ainsi, en faisant le bien, qu’en faisant le mal. 18Aussi le Christ a souffert une fois la mort pour nos péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous ramener à Dieu, ayant été mis à mort selon la chair, mais rendu à la vie selon l’esprit.
18. À Dieu, dont l’homme est séparé par le péché (Eph. ii, 13, 18). Vulgate,  de nous offrir à Dieu.
19C’est aussi dans cet esprit
19.  Dans cet esprit : dans son âme séparée de son corps, mais unie à la divinité, Notre-Seigneur est descendu aux enfers, dans le séjour des âmes, le scheol, où les âmes des justes attendaient, avec sa venue, leur délivrance, c’est-à-dire leur entrée au ciel. — Prêcher, annoncer l’Évangile, l’heureux accomplissement de la Rédemption.
qu’il est allé prêcher aux esprits en prison,
20rebelles autrefois, lorsqu’aux jours de Noé la longanimité de Dieu temporisait,
20.  Temporisait, pendant 120 ans (Gen. vi, 3 sv. ; Hébr. xi, 7) afin de laisser aux hommes le temps de se convertir. — Vulg. Alors qu’ils attendaient la longanimité de Dieu, espérant par une confiance présomptueuse que la patience de Dieu se prolongerait. Comp. Matth. xxiv, 38 sv.
pendant que se construisait l’arche, dans laquelle un petit nombre, savoir huit personnes, furent sauvées à travers l’eau.
21C’est elle qui aujourd’hui vous sauve, vous aussi, par son antitype le baptême, non pas cette ablution qui ôte les souillures du corps, mais celle qui est la demande faite à Dieu d’une bonne conscience, par la résurrection de Jésus-Christ.
21. Le grec ἰπερώτημα (employé dans le Nouveau Testament en ce seul endroit, et une autre fois dans les LXX, Dan. iv, 14, où il répond au chaldéen  sche’eltha) dérive sa signification du verbe ἐπιρωτὰν, qui n’est jamais celle de s’engager, mais celle de demander (comp. Matth. xvi, 1 ; Ps. cxxxvii (136, 3). De plus le génitif συνειδήσεως ἀγαθῆς, répond au membre précédent ἀπόθεσις ῥύπου, et par conséquent désigne non pas le sujet, mais l’objet de l’ἐπερώτημα. C’est donc le rite sacramentel lui-même qui est la demande faite à Dieu (ἐπερώτημα εἰς θεὸν) d’une conscience bonne, c’est-à-dire purifiée de tout péché et sanctifiée par l’infusion de la grâce justifiante et des vertus. Comp. Hébr. x, 22.
22Après être monté au ciel, il est maintenant à la droite de Dieu ;
22.  Après la droite de Dieu, la Vulg. ajoute : ayant englouti la mort pour que nous devinssions héritiers de la vie éternelle. — Les anges, etc. : voyez Eph. i, 21-22.
à lui sont soumis les anges, les principautés et les puissances.
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