Deuteronomy 21
13. Chap. xxi, 1-9 : Expiation du meurtre dont l’auteur est inconnu. — À faire par les habitants de la ville la plus rapprochée du lieu du crime (xxi, 1-3a) ; les anciens immolent une génisse et protestent de leur innocence (xxi, 3b-7), prière (xxi, 8, 9).
1Si, sur le sol que Yahweh, ton Dieu, te donne pour le posséder, on trouve un homme tué, gisant dans les champs, sans que l’on sache qui l’a frappé, 2tes anciens et tes juges iront mesurer les distances jusqu’aux villes des environs de l’endroit où est l’homme tué. 3Et, quant à la ville la plus proche de l’homme tué, les anciens de cette ville prendront une génisse qui n’aura pas encore été employée au travail et qui n’aura pas tiré au joug. 4Les anciens de cette ville feront descendre la génisse vers un ruisseau permanent, dans un lieu qui n’a reçu ni culture ni semence, et là ils briseront la nuque de la génisse dans le ruisseau. 5Les prêtres, fils de Lévi, s’approcheront ; car ce sont eux que Yahweh, ton Dieu, a choisis pour le servir et pour bénir au nom de Yahweh, et c’est sur leur parole que se juge toute contestation et toute blessure. 6Tous les anciens de cette ville, comme étant les plus voisins de l’homme tué, laveront leurs mains sur la génisse à laquelle on a brisé la nuque dans le ruisseau. 7Puis ils prendront la parole en disant : « Nos mains n’ont pas répandu ce sang, et nos yeux ne l’ont pas vu répandre. 8Pardonnez à votre peuple d’Israël que vous avez racheté, ô Yahweh, et ne laissez pas le sang innocent au milieu de votre peuple d’Israël ! » Et ce sang sera expié pour eux. 9C’est ainsi que tu ôteras du milieu de toi le sang innocent, en faisant ce qui est droit aux yeux de Yahweh.14. Chap. xxi, 10-14 : Traitement des captives.
10Quand tu sortiras pour combattre contre tes ennemis, et que Yahweh, ton Dieu, les aura livrés entre tes mains et que tu leur feras des prisonniers, 11si tu vois parmi les captifs une femme de belle figure, et que, épris d’amour pour elle, tu veuilles l’épouser, 12tu l’amèneras dans l’intérieur de ta maison. Alors elle se rasera la tête et se coupera les ongles ; 13elle se dépouillera des vêtements de sa captivité, elle demeurera dans ta maison et pleurera pendant un mois son père et sa mère ; après quoi, tu iras vers elle, tu seras son mari et elle sera ta femme. 14Si elle cesse de te plaire, tu la laisseras aller où elle voudra, et tu ne pourras pas la vendre pour de l’argent ; tu ne la traiteras pas comme une esclave, car tu l’as eue pour femme.III. — DROIT PRIVÉ. [XXI, 15 — XXVI, 19]
1. Chap. xxi, 15-17 : Droit des premiers-nés.
15Si un homme a deux femmes, l’une aimée et l’autre haïe, et qu’elles lui aient enfanté des fils, aussi bien celle qui est aimée que celle qui est haïe, si le fils premier-né est le fils de celle qui est haïe, 16il ne pourra pas, le jour où il mettra ses fils en possession de ses biens, faire premier-né le fils de celle qu’il aime, de préférence au fils de celle qu’il hait, celui-ci étant le premier-né. 17Mais il reconnaîtra comme premier-né le fils de celle qui est haïe, et lui donnera sur tous ses biens une portion double ; car ce fils est les prémices de sa vigueur ; c’est à lui qu’appartient le droit d’aînesse.2. Chap. xxi, 18-21 : Châtiment du fils rebelle et obstiné.
18Si un homme a un fils indocile et rebelle, n’écoutant ni la voix de son père, ni la voix de sa mère et, lors même qu’ils le châtient, ne les écoutant pas, 19son père et sa mère le saisiront et l’amèneront aux anciens de la ville et à la porte du lieu qu’il habite ▼▼XXI, 19. À la porte : c’était comme le forum où se traitaient toutes les affaires publiques.
. 20Ils diront aux anciens de la ville : « Notre fils que voici est indocile et rebelle, il n’écoute pas notre voix, il se livre à la débauche et à l’ivrognerie. » 21Et tous les hommes de sa ville le lapideront, et il mourra. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi, et tout Israël, en l’apprenant, craindra. 3. Chap. xxi, 22, 23 : Les cadavres des pendus.
22Quand un homme, ayant commis un crime capital, aura été mis à mort, et que tu l’auras pendu à un bois ▼▼22. Un crime capital, m. à m. un péché de jugement de mort.
, 23son cadavre ne passera pas la nuit sur le bois ; mais tu ne manqueras pas de l’enterrer le jour même, car un pendu est l’objet de la malédiction de Dieu, et tu ne souilleras pas ton pays, que Yahweh, ton Dieu, te donne pour héritage ▼▼23. L’exposition du supplicié, de celui qu’avait frappé la malédiction divine, comme coupable d’une grave infraction aux lois de l’alliance, était une souillure pour la terre d’Israël, parce qu’elle mettait comme en spectacle son action criminelle. Sur l’application de cette loi à Jésus-Christ, voy. Gal. iii, 13.
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