Ecclesiastes 3
II. — VANITÉ DES EFFORTS DE L’HOMME. [III, 1-22.]
1. Chap. iii, 1-15 : L’homme est livré aux événements : qu’il jouisse du bien-être que Dieu lui accorde.
1Il y a un temps fixé pour tout,un temps pour toute chose sous le ciel :
2un temps pour naître, et un temps pour mourir ;
un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ;
3un temps pour tuer, et un temps pour guérir ;
un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ;
4un temps pour pleurer, et un temps pour rire ;
un temps pour se lamenter, et un temps pour danser ;
5un temps pour jeter des pierres, et un temps pour en ramasser ;
un temps pour embrasser, et un temps pour s’abstenir d’embrassements.
6un temps pour chercher, et un temps pour perdre ;
un temps pour garder, et un temps pour jeter ;
7un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ;
un temps pour se taire, et un temps pour parler ;
8un temps pour aimer, et un temps pour haïr ;
un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.
9Quel est l’avantage, pour celui qui travaille, de la peine qu’il se donne ?
10J’ai examiné le labeur auquel Dieu
impose aux enfants des hommes de se livrer :
11Dieu a fait toute chose belle en son temps,
il a mis aussi dans leur cœur l’éternité,
mais sans que l’homme puisse comprendre l’œuvre
que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin. ▼
▼III, 11. Dieu a fait toute chose belle, appropriée. — Il a mis dans leur cœur l’éternité, ou mieux la durée indéterminée, « leur donnant la capacité de s’élever au-dessus du moment présent pour envisager l’ensemble des événements, soit de la vie des individus soit de la vie des peuples, avec le désir de les comprendre et de les expliquer » (Podechard). Vulg., il a abandonne le monde à leurs discussions. — Mais sans que etc. L’œuvre de Dieu constitue une énigme indéchiffrable.
12Et j’ai reconnu qu’il n’y a rien de meilleur pour eux
que de se réjouir et se donner du bien-être pendant leur vie,
13et en même temps que si un homme mange et boit,
et jouit du bien-être au milieu de son travail,
c’est là un don de Dieu.
14J’ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours,
qu’il n’y a rien à y ajouter ni rien à en retrancher :
Dieu agit ainsi afin qu’on le craigne.
15Ce qui se fait existait déjà,
et ce qui se fera a déjà été :
Dieu ramène ce qui est passé. ▼
▼15. Dieu ramène ce qui est passé ; m. à m., recherche ce qui a été chassé.
2. Chap. iii, 16, 17 : L’homme livré à la tyrannie des chefs.
16J’ai encore vu sous le soleil,qu’au siège même du droit il y a la méchanceté,
et au lieu de la justice, il y a l’iniquité.
17J’ai dit dans mon cœur :
« Dieu jugera le juste et le méchant,
car il y a là un temps pour toute chose,
et pour toute œuvre. »
18J’ai dit dans mon cœur
au sujet des enfants des hommes :
« Cela arrive ainsi, afin que Dieu les éprouve, ▼
▼18. Les éprouve. D’autres, les fasse connaître. — Et qu’ils voient. La plupart des versions ont lu le Hiphil au lieu du Qal : et montre.
et qu’ils voient qu’ils sont quant à eux-mêmes semblables aux bêtes. »19Car le sort des enfants des hommes
est le sort de la bête :
ils ont un même sort ; comme l’un meurt, l’autre meurt aussi,
il n’y a qu’un même souffle ▼
▼19. Souffle ; il s’agit du souffle de vie. De même au verset 21.
pour tous ;l’avantage de l’homme sur la bête est nul,
car tout est vanité.
20Tout va dans un même lieu ;
tout est sorti de la poussière,
et tout retourne à la poussière.
21Qui connaît le souffle des enfants des hommes, qui monte en haut,
et le souffle de la bête, qui descend en bas vers la terre ? ▼
▼21. Qui connaît le souffle des hommes, qui monte en haut etc. Cette traduction, qui suit la ponctuation massorétique, a contre elle toutes les versions anciennes et le contexte. Au lieu du hé article, c’est le hé interrogatif qu’il faut lire. Qui sait si le souffle de vie des hommes monte en haut, et si le souffle de la bête descend en bas vers la terre ?
22Et j’ai vu qu’il n’y a rien de mieux pour l’homme
que de se réjouir dans ses œuvres :
c’est là sa part.
Car qui lui donnera de découvrir ce qui arrivera après lui ?
Copyright information for
FreCrampon