Est 12
2. Chap. xii, 1-6 : Faveur de Mardochée, haine d’Aman.
1Puis Mardochée demeura à la cour avec Bagathan et Tharès, les deux eunuques du roi, gardiens de la porte du palais. 2Ayant connu leurs pensées et pénétré leurs desseins, il découvrit qu’ils s’étaient proposés de porter la main sur le roi Assuérus, et il en donna avis au roi. 3Celui-ci fit mettre à la question les deux eunuques et, sur leur aveu, les envoya au supplice. 4Le roi fit écrire dans les Chroniques ▼▼XII, 4. Dans les chroniques, ou en souvenir.
ce qui s’était passé, et Mardochée en consigna aussi par écrit le souvenir. 5Et le roi ordonna qu’il exercerait un office dans le palais, et il lui donna des présents pour sa dénonciation. 6Mais Aman, fils d’Amadatha, l’Agagite ▼▼6. L’Agagite : la Vulg., avec les LXX, appelle ici Aman le Bugéen, en gr. Bougaios. Plusieurs donnent à ce mot le sens de vantard, imposteur (Homère, Iliad, xiii, 824) ; d’autres, celui d’eunuque (comp. Bagoas, Jud. xii, 11). Mais comme le grec Bugéen (Ugéen dans quelques exemplaires) apparaît toujours comme traduction de l’hébreu Agâgi (iii, 1, etc.), il est assez naturel d’y voir une altération du mot Agagéen.
, était en grand honneur auprès du roi, et il chercha à perdre Mardochée et son peuple à cause des deux eunuques du roi ▼▼(**) Ce qui précède est l’avant propos. Ce qui suit était à l’endroit du livre où il est écrit : Et ils pillèrent leurs biens ou leurs richesses. Nous l’avons trouvé dans la seule édition Vulgate. (Note de S. Jérôme.)Observons qu’à l’endroit indiqué (iii, 13) les textes grec et latin portent non pas : ils pillèrent, mais : pour qu’ils pillassent.
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