‏ Esther 9

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IX, 1-4 est très abrégé dans les LXX.
Au douzième mois, qui est le mois d’Adar, le treizième jour du mois, où devaient s’exécuter l’ordre et l’édit du roi, jour où les ennemis des Juifs avaient espéré dominer sur eux, ce fut le contraire qui arriva
1.  Ce fut le contraire qui arriva, etc. M. à m. Et cela de se retourner en ce que ce furent les Juifs qui dominèrent, etc. La Vulg. traduit librement ce verset : Le 13e jour du 12e mois, que nous avons dit plus haut se nommer Adar, alors que le massacre de tous les Juifs était préparé et que leurs ennemis avaient soif de leur sang, les Juifs, par un renversement des choses, commencèrent à être les plus forts et à se venger de leurs ennemis.
, et les Juifs dominèrent sur leurs ennemis.
2Les Juifs se rassemblèrent dans leurs villes, dans toutes les provinces du roi Assuérus, pour frapper ceux qui cherchaient leur perte, et personne ne put leur résister, car la crainte qu’ils inspiraient s’était répandue chez tous les peuples. 3Tous les chefs des provinces, les satrapes, les gouverneurs, les fonctionnaires du roi soutinrent les Juifs, car la crainte de Mardochée pesait sur eux. 4Car Mardochée était puissant dans la maison du roi, et sa renommée se répandait dans toutes les provinces, car cet homme, Mardochée, allait toujours grandissant
4. Ce verset manque dans la plupart des exemplaires grecs ; dans plusieurs on lit :  car un décret royal était survenu prescrivant de lui rendre honneur (de célébrer son nom) dans tout l’empire.
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5Les Juifs frappèrent donc à coup d’épée tous leurs ennemis ; ce fut un massacre et une destruction ; ils traitèrent comme il leur plut ceux qui leur étaient hostiles
5. manque dans les LXX.
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6Dans Suse, la capitale, les Juifs tuèrent et firent périr cinq cents hommes, 7et ils massacrèrent Pharsandatha, Delphon, Esphatha, 8Phoratha, Adalia, Aridatha, 9Phermestha, Arisaï, Aridaï et Jézatha, 10les dix fils d’Aman, fils d’Amadatha, l’ennemi des Juifs. Mais ils ne mirent pas la main au pillage.

11Le jour même, le nombre de ceux qui avaient été tués dans Suse, la capitale, parvint à la connaissance du roi. 12Et le roi dit à la reine Esther : « Les Juifs ont tué et fait périr dans Suse, la capitale, cinq cents hommes et les dix fils d’Aman ; que n’auront-ils pas fait dans le reste des provinces du roi ?… Quelle est ta demande ? Elle te sera accordée. Quel est ton désir ? Il sera accompli. » 13Esther répondit : « Si le roi le trouve bon, qu’il soit permis aux Juifs qui sont à Suse d’agir encore demain selon le décret d’aujourd’hui, et que l’on pende au bois des dix fils d’Aman. » 14Le roi ordonna de faire ainsi, et l’édit fut publié dans Suse. On pendit les dix fils d’Aman, 15et les Juifs qui se trouvaient à Suse, s’étant rassemblés de nouveau le quatorzième jour du mois d’Adar, tuèrent dans Suse trois cents hommes. Mais ils ne mirent pas la main au pillage.

16Les autres Juifs qui étaient dans les provinces du roi se rassemblèrent pour défendre leur vie et obtenir que leurs ennemis les laissassent en repos ; ils tuèrent soixante-quinze mille
16.  Soixante quinze mille : les LXX donnent un chiffre beaucoup moins élevé : quinze mille.
de ceux qui leur étaient hostiles. Mais ils ne mirent pas la main au pillage.

6. Chap. ix, 17-32 : La fête des Purim. — Origine de la fête (ix, 17-19). Prescriptions de Mardochée (ix, 20-22), Fidélité des Juifs à cette institution (ix, 23-28). De nouveau, les instances d'Esther et de Mardochée (ix, 29-32).

17 Ces choses arrivèrent le treizième jour du mois d’Adar. Les Juifs se reposèrent le quatorzième, et ils en firent un jour de festin et de joie. 18Les Juifs qui se trouvaient à Suse, s’étant rassemblés le treizième et le quatorzième jour, se reposèrent le quinzième, et ils en firent un jour de festin et de joie. 19C’est pourquoi les Juifs de la campagne, qui habitent des villes sans murailles, font du quatorzième jour du mois d’Adar un jour de joie, de festin et de fête, où l’on s’envoie des portions les uns aux autres.

20Mardochée écrivit ces choses, et il envoya des lettres à tous les Juifs qui étaient dans toutes les provinces du roi Assuérus, à ceux qui étaient près comme à ceux qui étaient loin, 21pour leur enjoindre de célébrer chaque année les quatorzième et quinzième jours du mois d’Adar, 22comme étant les jours où ils avaient obtenu d’être laissés en repos par leurs ennemis, et le mois où avaient été changés leur tristesse en joie et leur deuil en jour de fête ; on devait donc faire de ces jours des jours de festin et de joie, où l’on s’envoie des portions les uns aux autres, et où l’on distribue des dons aux indigents.

23Les Juifs adoptèrent pour usage, ce qu’ils avaient déjà commencé à faire
23.  Ce qu’ils avaient déjà commencé à faire ; ces mots manquent en grec. On remarquera que les versets 23-31 paraissent avoir été ajoutés postérieurement à la lettre de Mardochée.
et ce que Mardochée leur écrivit.
24Car Aman, fils d’Amadatha, du pays d’Agag, ennemi de tous les Juifs, avait formé contre les Juifs le projet de les perdre et il avait jeté le PUR, c’est-à-dire le sort, afin de les exterminer et de les détruire. 25Mais Esther s’étant présentée devant le roi, celui-ci ordonna par écrit de faire retomber sur la tête d’Aman le méchant projet qu’il avait formé contre les Juifs, et on le pendit au bois avec ses fils. 26C’est pourquoi on appela ces jours PURIM
26.  Purim, pluriel hébraïque de Pur. Le texte grec, suivi par Josèphe, donne à cette fête le nom de Phrouraï (xi, 1), altération de Purim ou Phurim ; le livre des Machabées (xv, 37) l’appelle jour de Mardochée.
, du nom de PUR. Ainsi, d’après tout le contenu de cette lettre, d’après ce qu’ils en avaient eux-mêmes vu et ce qui leur était arrivé,
27les Juifs établirent et adoptèrent pour eux, pour leurs descendants et pour tous ceux qui s’attacheraient à eux, la coutume irrévocable de célébrer chaque année ces deux jours, selon le rite prescrit et au temps fixé. 28Ces jours devaient être rappelés et célébrés
28. Vulg. : «  Ce sont des jours qu’aucun oubli n’effacera jamais et qu’à chaque génération toutes les provinces célébreront dans l’univers entier ; et il n’est aucune ville dans laquelle les jours de Purim, c.-à-d. les jours des Sorts, ne soient observés par les Juifs et par leur postérité, qui est liée par ces cérémonies. »
, de génération en génération, dans chaque famille, dans chaque province et dans chaque ville, et ces jours des PURIM ne devaient jamais être abolis au milieu des Juifs, ni le souvenir s’en effacer dans leur postérité.

29La reine Esther, fille d’Abihaïl, et le Juif Mardochée écrivirent une seconde fois, de la manière la plus pressante, pour confirmer cette lettre sur les PURIM. 30On envoya des lettres à tous les Juifs, dans les cent vingt-sept provinces du royaume d’Assuérus : des paroles de paix et de fidélité
30. manque dans les LXX.
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31et la recommandation de maintenir ces jours des PURIM au temps fixé, comme le Juif Mardochée et la reine Esther les avaient établis pour eux, et comme ils les avaient établis pour eux-mêmes et pour leurs descendants, avec les jeûnes et leurs lamentations
31.  Avec les jeûnes et leurs lamentations : aux rites proposés par Mardochée pour la fête des Purim, les Juifs des provinces ajoutaient un jour (la vigile) de jeûne et de lamentations : c’est cette pratique qu’Esther et Mardochée approuvent et sanctionnent dans la lettre. Tel est du moins le sens probable de ce passage difficile.
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32Ainsi l’ordre d’Esther établit ces observances des PURIM, et cela fut écrit dans le livre
32. Les LXX présentent une leçon plus brève et assez différente. La Vulg. traduit ainsi la fin du vers. 31 (après  comme le Juif Mardochée et la reine Esther les avaient établis pour eux) et le vers. 32 : comme ils avaient pris l’engagement d’observer, eux et leur postérité, les jeûnes, les cris, les jours des Sorts, (vers. 32) et tout ce qui est contenu dans ce livre qui est appelé Esther.
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