‏ Ezekiel 9

1Et il cria d’une voix forte à mes oreilles, en ces termes : « Approchez,
IX, 1.  Approchez, esprits célestes préposés par le Seigneur à la surveillance et à la garde de Jérusalem. L’impératif est dû à une correction qui paraît réclamée par la deuxième partie du vers. — Vous qui veillez. On pourrait aussi bien traduire, vous qui devez châtier la ville. La traduction de l’hébreu serait Les châtiments de la ville sont proches ; et chacun avait son instrument de destruction à la main.
vous qui veillez sur la ville, chacun son instrument de destruction à la main. »
2Et voici que six hommes arrivèrent par le chemin de la porte supérieure qui regarde le septentrion, chacun ayant en main son instrument pour frapper ; et il y avait au milieu d’eux un homme vêtu de lin,
2.  Vêtu de lin, comme les prêtres (Lév. xvi, 4, 23) Il a une écritoire, litt. sur sa hanche, c.-à-d. engagée au côté gauche de sa ceinture. Cette écritoire se compose d’une gaine renfermant le roseau taillé, et d’un petit réservoir pour l’encre, placé à côté de la gaine. — La porte supérieure est la même qui est mentionnée, viii, 3 et 5. Elle est appelée ici supérieure, parce que pour passer du parvis extérieur au parvis intérieur, il fallait monter. — L’autel d’airain, l’autel des holocaustes.
portant une écritoire de scribe à la ceinture.

Et ils entrèrent et ils se tinrent à côté de l’autel d’airain.

3Et la gloire du Dieu d’Israël s’éleva de dessus le Chérubin sur lequel elle se tenait, et vint vers le seuil de la maison.
3.  Le Chérubin, l’ensemble du char céleste décrit chap. i qui, sans doute, se confond déjà dans l’esprit du prophète, ainsi qu’il le dira plus tard (x, 15 et 20), avec les Chérubins de l’arche. — Le seuil de la maison  : de l’intérieur du sanctuaire, où elle reposait sur les chérubins, la gloire de Yahweh se dirige vers l’entrée du Temple ; c’est comme le premier acte de la sortie de Yahweh.

Et Yahweh appela l’homme vêtu de lin, qui portait une écritoire à la ceinture.
4Et Yahweh lui dit : « Passe par le milieu de la ville, par le milieu de Jérusalem, et marque d’un Thau
4.  D’un thau. Ce mot signifie signe, marque. C’est la dernière lettre de l’alphabet hébreu ; elle présentait la forme d’une croix (d’où notre T), c.-à-d. du signe le plus simple de tous. Elle était employée pour servir de marque ou de sceau, et pour remplacer la signature de ceux qui ne savaient pas écrire. — Des hommes qui soupirent, des Israélites fidèles qui gémissaient de ces abominations ; marqués de ce signe, ils se trouvaient placés sous la protection spéciale de Dieu.
le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent. »

5Et il dit aux autres, à mes oreilles : « Passez dans la ville après lui et frappez ; que votre œil n’épargne point, et soyez sans pitié. 6Vieillard, jeune homme, jeune fille, enfant, femme, tuez-les jusqu’à extermination ; mais de quiconque porte sur lui le Thau, n’approchez pas. Et commencez par mon sanctuaire.
6.  Par mon sanctuaire, par les prêtres qui se trouvaient dans le parvis, ou bien par tous ceux qui profanaient le temple par leur idolâtrie.
« Et ils commencèrent par les vieillards qui étaient devant la maison.
7Et il leur dit : « Souillez la maison
7.  Souillez la maison, le temple, en le remplissant de cadavres : comp. Nombr. xix, 11.
et remplissez de morts les parvis. Sortez ! » Ils sortirent et frappèrent dans la ville.
8Et quand ils eurent frappé, comme je restais seul, je tombai sur ma face, je m’écriai et je dis : « Ah ! Seigneur Yahweh, vas-tu détruire tout ce qui reste d’Israël, en répandant ta colère sur Jérusalem ? » 9Il me dit : « L’iniquité de la maison d’Israël et de Juda est grande, très grande. Le pays est rempli de sang et la ville est pleine d’injustices, car ils disent : “Yahweh abandonne le pays, Yahweh ne voit rien ! 10Moi aussi, mon œil n’épargnera point et je serai sans pitié ; je ferai retomber leurs œuvres
10.  Je ferai retomber leurs œuvres, litt. je placerai leurs voies.
sur leurs têtes.” »

11Et voici que l’homme vêtu de lin, qui portait une écritoire à sa ceinture, vint rendre compte en disant : « J’ai fait comme tu m’as commandé. »
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