Hebrews 13
1Persévérez dans l’amour fraternel. 2N’oubliez pas l’hospitalité ; quelques-uns en la pratiquant ont, à leur insu, logé des anges. 3Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers ; et de ceux qui sont maltraités, comme étant vous aussi dans un corps. 4Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu condamnera les impudiques et les adultères. 5Que votre conduite soit exempte d’avarice, vous contentant de ce que vous avez ; car Dieu lui-même a dit : « Je ne te délaisserai point et ne t’abandonnerai point » ; 6de sorte que nous pouvons dire en toute assurance : « Le Seigneur est mon secours, je ne craindrai rien ; que pourraient me faire les hommes ? » 7Souvenez-vous de ceux qui vous conduisent, qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; et considérant quelle a été l’issue de leur vie, imitez leur foi. ▼▼XIII, 7. M. à m. conducteurs, les chefs spirituels de l’Église de Jérusalem, apôtres, anciens, diacres, qui étaient déjà morts, par ex. S. Étienne, S. Jacques le frère de S. Jean, et S. Jacques, évêque de Jérusalem.
8Jésus-Christ est le même hier et aujourd’hui ; il le sera éternellement. 9Ne vous laissez pas entraîner par des doctrines diverses et étrangères, car il vaut mieux affermir son cœur par la grâce, que par des aliments, qui n’ont servi de rien à ceux qui s’y attachent. 10Nous avons un autel dont ceux-là n’ont pas le droit de manger qui restent au service du tabernacle. 11Car pour les animaux dont le sang, expiation du péché, est porté dans le sanctuaire par le grand prêtre, leurs corps sont brûlés hors du camp. ▼▼11-12. Dans la fête de l’expiation (Lév. xvi, 27 : Comp. Lév. iv, 12, 21 ; vi, 30) le sang des victimes était porté par le grand prêtre dans le Saint des saints ; mais les corps étaient brûlés hors du camp : à l’époque où cette cérémonie fut instituée, les Israélites campaient dans le désert. C’est une figure du sacrifice de Jésus-Christ non seulement dans les victimes immolées, mais aussi dans le rite qui accompagnait cette immolation. Ce rite signifiait que le péché, dont on avait comme chargé la victime, était banni de la communauté et détruit. Jésus-Christ, véritable victime expiatoire pour les péchés du monde, a été crucifié hors de la porte de Jérusalem (Matth, xxvii, 33 ; Jean, xix, 20).
12C’est pour cela que Jésus aussi, devant sanctifier le peuple par son sang, a souffert hors de la porte. 13Donc, pour aller à lui, sortons hors du camp, en portant son opprobre. 14Car nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir. 15Que ce soit donc par lui que nous offrions sans cesse à Dieu « un sacrifice de louange », c’est-à-dire « le fruit de lèvres » qui célèbrent son nom. 16Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité ; ▼▼16. La libéralité, grec κοινωνίας ; (Comp. Rom. xii, 13 ; xv, 26 ; II Cor. ix, 13), la générosité à l’égard des chrétiens leurs frères par la communication de leurs biens, c’est-à-dire l’aumône. Prend plaisir : Vulg. promeretur, déponent avec le sens passif.
car Dieu se plaît à de tels sacrifices. 17Obéissez à ceux qui vous conduisent, et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte, — afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant ; ce qui ne vous serait pas avantageux. ÉPILOGUE.
Chap. xiii, 18-25. — Il se recommande aux prières des lecteurs (18-19), et prie pour eux (20-21). Dernières recommandations (22-25).
18Priez pour nous ; car nous sommes assurés d’avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire. 19C’est avec instance que je vous conjure de le faire, afin que je vous sois plus tôt rendu. 20Que le Dieu de la paix, — qui a ramené d’entre les morts celui qui, par le sang d’une alliance éternelle, est devenu le grand Pasteur des brebis, notre Seigneur Jésus, — ▼ 21vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, en opérant en vous ce qui est agréable à ses yeux, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire dans les siècles des siècles ! Amen ! 22Je vous prie, frères, d’agréer ▼▼22. Agréer, prendre en bonne part, litt. supporter : comp. Rom. xv, 15 sv. Parole, discours d’exhortation, d’encouragement, de consolation. C’est ainsi que l’auteur caractérise les paroles qu’il adresse à ses lecteurs, et qui sont moins une lettre qu’une sorte d’homélie.
cette parole d’exhortation, car je vous ai écrit brièvement. 23Apprenez que notre frère Timothée est relâché ; s’il vient assez tôt, j’irai vous voir avec lui. 24Saluez tous ceux qui vous conduisent et tous les saints. Les frères d’Italie vous saluent. 25Que la grâce soit avec vous tous ! Amen !
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