‏ Isaiah 51


4. Chap. li, 1-15 : Motifs de confiance pour Israël. — Souvenirs de la vocation d’Abraham (li, 1, 2). Yahweh console Sion, le salut va paraître et il est définitif (li, 3-6) ; les hommes passent, mais la justice de Dieu est éternelle (li, 7, 8). Les merveilles opérées par le bras de Yahweh (li, 9-11). Ne pas craindre le mortel qui passe quand on a Dieu pour soi (li, 12-15).

1Entendez-moi, vous qui poursuivez la justice,
vous qui cherchez Yahweh ;
considérez le rocher d’où vous avez été taillés
et la carrière d’où vous avez été tirés.
2Considérez Abraham, votre père,
et Sara qui vous a enfantés ;
car je l’appelai quand il était seul,
et je l’ai béni et multiplié.

3Car Yahweh a consolé Sion,
et il a consolé toutes ses ruines.
Il a fait de son désert un Éden,
et de sa solitude un jardin de Yahweh ;
On y trouvera la joie et l’allégresse,
les actions de grâces et le bruit des chants.

4Sois attentif à ma voix, ô mon peuple ;
LI, 4.  O mon peuple… ô ma nation. LXX, peuples… nations.

ô ma nation, prête-moi l’oreille !
Car la loi sortira de moi,
et j’établirai mon commandement pour être la lumière des peuples.
5Ma justice
5.  Ma justice : tout à la fois le salut d’Israël, la manifestation de la fidélité de Dieu à ses promesses et le jugement du monde.
est proche, mon salut va paraître,
et mon bras jugera les peuples ;
les îles espèrent en moi
et se confient dans mon bras.

6Levez vos yeux vers le ciel,
et abaissez vos regards sur la terre ;
car les cieux se dissiperont comme une fumée,
et la terre tombera en lambeaux comme un vêtement,
et ses habitants périront de même.
6.  De même. Le mot kên pourrait aussi désigner des mouches ou des insectes analogues : périront comme des mouches. — Mais mon salut etc. Même sens que Matth. xxiv, 35 : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. »

Mais mon salut durera éternellement,
et ma justice ne périra pas.

7Entendez-moi, vous qui connaissez la justice,
ô peuple
7.  O peuple etc. ; la partie fidèle d’Israël.
qui as ma loi dans ton cœur :
Ne craignez pas les injures des hommes,
et ne vous effrayez pas de leurs outrages !
8Car la teigne les dévorera comme un vêtement,
et la gerce les rongera comme la laine.
Mais ma justice subsistera à jamais,
et mon salut jusqu’aux siècles des siècles.

9Réveille-toi, réveille-toi, revêts-toi de force,
bras de Yahweh !
Réveille-toi comme aux jours anciens,
comme aux âges d’autrefois.
N’est-ce pas toi qui taillas en pièces Rahab,
qui transperças le dragon ?
10N’est-ce pas toi qui desséchas la mer,
les eaux du grand abîme ;
qui fis des profondeurs de la mer
un chemin, pour faire passer les rachetés ?

11Ainsi les rachetés de Yahweh reviendront ;
ils viendront dans Sion avec des cris de joie ;
une allégresse éternelle couronnera leur tête,
la joie et l’allégresse les envahiront ;
la douleur et le gémissement s’enfuiront.
11. Reproduction litt. de xxxv, 10. Plusieurs exégètes regardent ce verset, qui semble interrompre la suite des pensées, comme ajouté par un copiste pour faire l’application du verset précédent.


12C’est moi, c’est moi qui vous console.
Qui es-tu pour craindre un homme mortel,
un fils d’homme qui passe comme l’herbe ;
13pour oublier Yahweh, ton Créateur,
qui a étendu les cieux et fondé la terre,
et pour trembler perpétuellement, tout le jour,
devant la fureur du tyran,
lorsqu’il se prépare à te détruire ?

Et où est-elle ta fureur du tyran ?
14Bientôt celui qui est courbé
14.  Celui qui est courbé sous les chaînes, Israël captif.
sera délié ;
il ne mourra pas dans la fosse,
et son pain ne lui manquera pas.
15Moi, je suis Yahweh, ton Dieu,
qui soulève la mer, et ses flots mugissent ;
Yahweh des armées est son nom.

Chap. li, 16 — lii, 12 : La délivrance des exilés. — Sion a bu au calice de la colère divine (li, 16-20), mais Yahweh va le faire passer aux oppresseurs (li, 21-23). Que Sion secoue les chaînes de sa captivité (lii, 1, 2) ! Souvenirs des anciennes oppressions (lii, 3-6). La bonne nouvelle, chants d’actions de grâces (lii, 7-10). Sortez de Babylone (lii, 11, 12) !…

16J’ai mis mes paroles dans ta bouche,
16.  J’ai mis mes paroles dans ta bouche, ô Israël (la partie fidèle d’Israël, vers. 7. Comp. lix, 21), à qui je promets la même protection qu’au Serviteur de Dieu (xlix, 2), pour que tu fasses entendre mes paroles, ma doctrine et mes préceptes, aux nations païennes. — Pour planter, syriaque, pour étendre, comme au vers. 13.

et je t’ai couvert de l’ombre de ma main,
pour planter des cieux et fonder une terre,
et pour dire à Sion : « Tu es mon peuple ! »

17Réveille-toi, réveille-toi,
lève-toi, Jérusalem,
qui as bu de la main de Yahweh
la coupe de sa colère,
qui as bu, qui as vidé
le calice d’étourdissement !
18Pas un qui l’ait guidée,
de tous les fils qu’elle avait enfantés.
Pas un qui l’ait prise par la main,
de tous les fils qu’elle avait élevés.
19Ces deux malheurs t’ont frappée :
— qui t’adressera des paroles de pitié ? —
La dévastation et la ruine, la famine et l’épée
— comment te consolerai-je ? —
20Tes fils, épuisés de force, sont gisants
au coin de toutes les rues,
comme une antilope dans le filet du chasseur,
ivres de la fureur de Yahweh,
de la menace de ton Dieu.

21C’est pourquoi, entends ceci, malheureuse,
enivrée, mais non de vin !
22Ainsi parle ton Seigneur Yahweh,
ton Dieu, qui défend son peuple :
Voici que j’ai ôté de ta main
la coupe d’étourdissement,
le calice de ma colère ;
tu ne les boiras plus désormais.
23Je les mettrai dans la main de tes persécuteurs,
23.  Je les mettrai dans la main de tes persécuteurs. D’après les LXX on peut suppléer un meilleur parallèle, et dans la main de les oppresseurs.

de ceux qui te disaient :
« Courbe-toi, que nous passions ! »
Et tu faisais de ton dos comme un sol,
comme une rue pour les passants !
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