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PREMIÈRE PARTIE. [I, 1 — VI, 21.] AVANT LE SIÈGE DE BÉTHULIE.
1. Chap. i, 1 — ii, 6 : Occasion de la guerre. — Grandeur et orgueil d’Arphaxad (i, 1-4) ; il est vaincu par Nabuchodonosor (i, 5, 6). Orgueil du roi de Ninive ; son message aux peuples de l’Asie occidentale (i, 7-9). Ils le dédaignent, colère du roi (i, 10-12). Il charge Holoferne d’exécuter ses vengeances et de lui soumettre l’univers (ii, 1-6).
1Arphaxad, ▼▼1. 1. Arphaxad : ce nom, défiguré par les copistes, désigne probablement Phraorte (forme modique, Phravortis ou Phraazad), fils de Déjocès et le véritable fondateur du royaume des Mèdes (655-633 av. J. C.).
roi des Mèdes, après avoir soumis à son empire beaucoup de nations, bâtit de pierres de taille équarries une ville très forte, qu’il appela Ecbatane. 2Il l’entoura de murailles hautes de soixante-dix coudées, ▼▼2. Hautes de soixante-dix coudées ; c’est la leçon du grec, qui donne à ces murs une largeur de cinquante coudées. Pour la leçon ordinaire de la Vulg. larges de soixante-dix coudées, peut être les copistes auront-ils confondu altitudinem et latitudinem.
sur trente coudées de largeur, et il y construisit des tours hautes de cent coudées, 3de forme carrée, chaque côté ayant vingt pieds de largeur, et il fit les portes ▼▼3. Les portes d’après la Vulg. sembleraient avoir eu cent coudées de haut ; mais d’après le grec, plus explicite, Arphaxad leur donna soixante-dix coudées de haut et quarante de large, pour laisser sortir les bataillons de ses vaillants et les rangées de ses fantassins (1, 4).
en proportion de la hauteur des tours. 4Il se glorifiait comme étant invincible par la puissance de son armée et par la multitude de ses chars. 5Or, la douzième année de son règne, Nabuchodonosor, ▼▼5. Nabuchodonosor : quelques-uns croient qu’il s’agit d’Assurbanipal. Le traducteur ne trouvant, à cet endroit du texte original, aucun nom donné au roi d’Assyrie, y aurait mis un nom célèbre entre tous.
roi des Assyriens, qui régnait à Ninive, la grande ville, fit la guerre à Arphaxad et le vainquit 6dans la grande plaine appelée Ragau, avec l’aide de ceux qui habitent près de l’Euphrate, du Tigre et du Jadason, dans la plaine d’Erioch, le roi des Eliciens. ▼▼6. Les mots en italique reposent sur la donnée de la version grecque. À ce vers. les LXX ajoutent : Beaucoup de peuples se réunirent pour combattre les fils de Chéléoul.
7Alors fut agrandie la domination de Nabuchodonosor, et son cœur s’éleva, et il envoya des messagers à tous ceux qui habitaient en Cilicie, à Damas et sur le montLiban, 8aux peuples du Carmel, de Cédar, aux habitants de la Galilée, dans la grande plaine d’Esdrelon, 9à tous ceux qui étaient dans la Samarie, au-delà du fleuve du Jourdain, jusqu’à Jérusalem ▼▼9. Après Jérusalem, les LXX ajoutent : « Dans Bétone, Chellus et Cadès, vers le fleuve d’Égypte, Taphnès, Rarnsès et toute la terre de Gésem, jusqu’au delà de Tanis et de Memphis, et vers tous ceux qui habitent l’Égypte jusqu’aux confins d’Éthiopie. » Au lieu de Gésem du grec, ou Gessen du syriaque, la Vulgate a Jessé.
, et dans tout le pays de Gessen jusqu’aux frontières de l’Éthiopie : 10à tous ces peuples, Nabuchodonosor, roi d’Assyrie, envoya des messagers. 11Et tous, d’un commun accord, refusèrent ; ▼▼11. Refusèrent : les LXX sont plus explicites : « Refusèrent de se joindre à lui pour faire la guerre à Arphaxad ».
ils les renvoyèrent sans présents et n’eurent pour eux que du mépris. 12Alors le roi Nabuchodonosor entra en fureur contre tous ces pays, et jura par son trône et par son royaume de tirer vengeance de toutes ces contrées. ▼▼12. À ce vers. les LXX ajoutent : « De Cilicie, de Damas, de Syrie, et de tuer par le glaive tous les habitants du pays de Moab, tous les fils d’Ammon, toute la Judée (Alexand. et Sinaït. : Vat., l’Idumée) et tous ceux qui étaient en Égypte, jusqu’aux frontières des deux mers. » Vient ensuite le récit de la défaite d’Arphaxad, simplement mentionnée dans la Vulg. (i, 5) : « Et il livra bataille avec son armée à Arphaxad en la 17e année de son règne, et il eut l’avantage sur lui dans ce combat, renversa toute l’armée d’Arphaxad, toute sa cavalerie et tous ses chariots. Il se rendit maître de toutes ses villes, parvint jusqu’à Ecbatane, prit ses tours, pilla ses places, et changea sa gloire en opprobre. Il prit Arphaxad dans les montagnes de Ragau, le perça de ses flèches et l’extermina en ce jour là. Ensuite il revint (à Ninive, dit l’Alexandrinus) avec tous ceux qui l’avaient accompagné dans cette guerre et qui formaient une multitude prodigieuse de guerriers, et ils se livrèrent là au repos et aux festins, lui et son armée, pendant cent vingt jours. »
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