‏ Psalms 144


Ps. cxliv (Vulg. cxliii) : Que Yahweh complète le triomphe de son peuple ! — Actions de grâces pour l’œuvre déjà accomplie (1-4). Que Yahweh achève la déroute des ennemis (5-8), afin que le psalmiste le puisse louer sans réserve (9-11), qu’il accorde les bénédictions temporelles les plus appréciées (12-15) !

1De David.
CXLIV, 1.  Psaume de David. LXX et Vulg., contre Goliath.


Béni soit Yahweh, mon rocher,
qui a dressé mes mains au combat,
et mes doigts à la guerre,
Les v. 1-11 renferment des emprunts, notamment au Ps. xviii (II Sam. xxii).

2mon bienfaiteur et ma forteresse,
ma haute retraite et mon libérateur,
mon bouclier, celui qui est mon refuge,
1-2. Comp. Ps. xviii, 2, 3, 47 sv. II Sam. xxii, 44. —  Mon rocher. LXX et Vulg., mon Dieu. — Mon bienfaiteur m. à m. ma miséricorde. — Ma haute retraite. LXX et Vulg., mon soutien. — Mon bouclier. LXX et Vulg., mon protecteur.

qui range mon peuple sous moi !
3Yahweh, qu’est-ce que l’homme pour que tu le connaisses,
le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui ?
3. Comp. Ps. viii, 5.

4L’homme est semblable à un souffle,
4. Comp. Ps. xxxviii, 6 sv. ; lxii, 10 ; cii, 12. —  À un souffle. LXX et Vulg., à la vanité.

ses jours sont comme l’ombre qui passe.

5Yahweh, abaisse tes cieux et descends ;
touche les montagnes, et qu’elles s’embrasent ;
6fais briller les éclairs, et disperse les ennemis ;
lance tes flèches, et mets-les en déroute.
7Etends tes mains d’en haut,
délivre-moi et sauve-moi des grandes eaux,
de la main des fils de l’étranger,
7, 8. Refrain. Voir vers. 11.

8dont la bouche profère le mensonge,
et dont la droite est une droite parjure.
9Ô Dieu, je te chanterai un cantique nouveau,
je te célébrerai sur le luth à dix cordes.
10Toi qui donnes aux rois la victoire,
qui sauves du glaive meurtrier David, ton serviteur,
11délivre-moi et sauve-moi de la main des fils de l’étranger,
dont la bouche profère le mensonge,
et dont la droite est une droite parjure.

12Que nos fils, comme des plants vigoureux,
12-15. Probablement un fragment pris ailleurs (non dans la Bible) et introduit ici pour indiquer le bonheur qui doit suivre le triomphe définitif. —  Nos fils… Dans LXX et Vulg., tous les pronoms sont à la pers. : leurs fils, leurs filles, etc. — LXX et Vulg. : 12. Leurs fils sont comme de nouvelles plantes dans leur jeunesse, leurs filles sont parées et ornées à la manière d’un temple. 13. Leurs greniers sont pleins, débordent de l’un dans l’autre. Leurs brebis sont fécondes, innombrables quand elles sortent (du bercail). 14. Leurs génisses sont grasses. Il n’y a pas de ruine à leur mur, ni de brèche ; pas de clameur dans leurs places. 15. Ils proclament heureux le peuple qui jouit de ces biens. Heureux le peuple qui a le Seigneur pour son Dieu ! Comme on le voit, dans les LXX et la Vulg., le bonheur matériel de l’ennemi est opposé au bonheur du peuple choisi qui honore le vrai Dieu.

grandissent en leur jeunesse !
Que nos filles soient comme les colonnes angulaires,
sculptées à la façon de celles d’un temple !

13Que nos greniers soient remplis,
et regorgent de toutes sortes de provisions !
Que nos brebis, dans nos pâturages,
se multiplient par milliers et par myriades !
14Que nos génisses soient fécondes
14.  Génisses… fécondes. Ou bien, bœufs chargés des fardeaux de la moisson.
 !

Qu’il n’y ait dans nos murs ni brèche, ni reddition !
Ni cri d’alarme dans nos places publiques !
15Heureux le peuple qui jouit de ces biens !
Heureux le peuple dont Yahweh est le Dieu !
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