Sir 33
1À celui qui craint le Seigneur le malheur ne surviendra pas ;
mais, s’il est éprouvé, il sera délivré.
2L’homme sage ne hait pas la loi,
mais qui est hypocrite envers elle est comme un vaisseau dans la tempête.
3L’homme intelligent a confiance dans la loi,
et pour lui la loi est digne de foi comme l’oracle de l’Urim. ▼
▼3. Hébr., membre, l’homme intelligent comprend la parole du Seigneur. — Comme l’oracle de l’Urim. m. à m. comme l’interrogation des justes. Mais δικαίων du Codex Vaticanus est remplacé dans la plupart des manuscrits par δηλῶν, mot par lequel les LXX rendent ordinairement Urim (Nombr. xxvii, 21 ; I Sam. xxviii, 6) ou Thummin (Deut. xxxiii, 8 ; I Sam. xiv, 41) : comme la réponse faite à l’interrogation de l’Urim. Dans la Vulg. (4), ces mots sont rattachés à ce qui suit : Celui qui manifeste le désir de poser une question prépare sa parole etc. — Ici finit le fragment hébreu commencé xxx, 11.
27. Chap. xxxiii, 4-6 : Sot et moqueur.
4Prépare ton discours, et ainsi tu seras écouté ;rassemble ton savoir, et réponds.
5L’intérieur de l’insensé est comme une roue de chariot,
et sa pensée comme un essieu qui tourne.
6L’étalon est l’image de l’ami moqueur :
il hennit sous tout cavalier.
23. Chap. xxxiii, 7-15 : Les diverses conditions humaines. — Comme celles des jours (xxxiii, 7-9), Dieu a diversifié les conditions des hommes (xxxiii, 10-12) ; ils sont totalement sous sa main (xxxiii, 13-15).
7Pourquoi un jour l’emporte-t-il sur un autre jour,puisque la lumière de tous les jours de l’année vient du soleil ? ▼
▼7. Vulg. Pourquoi un jour l’emporte-t-il sur un jour, de même la lumière sur la lumière, une année sur une année, puisqu’ils viennent tous du soleil ?
8C’est la sagesse du Seigneur qui a établi entre eux des distinctions,
il a institué des temps divers et des fêtes. ▼
▼8. Après le membre, la Vulg. ajoute : quand il eut fait le soleil qui observe ses lois ; et après le (9) : et dans ces temps on a célébré des fêtes à l’époque marquée.
9Parmi les jours, il y en a qu’il a élevés et sanctifiés,
et il y en a qu’il a mis au nombre des jours ordinaires.
10Ainsi tous les hommes viennent de la poussière,
de la terre dont Adam a été formé.
11Mais avec une grande sagesse le Seigneur les a distingués,
et les a fait marcher dans des voies différentes.
12Il a béni les uns et les a élevés ;
il a sanctifié les autres et les a approchés de lui.
D’autres, il les a maudits et abaissés,
et les a précipités de leurs places.
13Comme l’argile est dans la main du potier,
et qu’il en dispose ▼
▼13. Qu’il en dispose ; litt., que toutes ses voies sont selon son bon plaisir. Au lieu de πᾶσαι αἱ ὁδοὶ αὐτοῦ, d’autres manuscrits portent, πλάσαι αὐτο qu’il la moule. La Vulg. traduit successivement les deux leçons.
selon son bon plaisir,ainsi les hommes sont dans la main de Celui qui les a faits,
et il leur donne selon son jugement.
14En face du mal est le bien, en face de la mort, la vie :
ainsi en face du juste est le pécheur.
15Considère de même toutes les œuvres du Très-Haut :
elles sont deux à deux, l’une opposée à l’autre.
29. Chap. xxxiii, 16-18 : Petit épilogue ; l’auteur explique le dessein de son livre.
16Pour moi, venu le dernier, j’ai consacré mes veilles à la sagesse,semblable à celui qui grappille les raisins après la vendange ; ▼
▼16b-31. correspond, dans le grec, au chap. xxx, 25-40.
par la bénédiction du Seigneur, j’ai pris les devants,
et, comme le vendangeur, j’ai rempli le pressoir.
17Reconnaissez que je n’ai pas travaillé pour moi seul,
mais pour tous ceux qui recherchent la sagesse.
18Écoutez-moi donc, chefs du peuple ;
présidents de l’assemblée, prêtez-moi l’oreille.
QUATRIÈME PARTIE. [XXXIII, 19 — XLII, 14.] PRINCIPES CONCERNANT LES RELATIONS SOCIALES.
1. Chap. xxxiii, 19-23 : Ne pas aliéner ses biens avant sa mort.
19Ni à ton fils ni à ton épouse, ni à ton frère ni à ton ami,ne donne pouvoir sur toi durant ta vie,
et ne donne pas tes biens à un autre,
de peur que, plein de regret, tu ne doives leur adresser des supplications.
20Tant que tu vis et qu’il te reste un souffle,
ne t’aliène toi-même à aucune chair. ▼
▼20. Ne t’aliène toi-même à aucune chair, de manière à ne plus t’appartenir. Vulg. (21), personne ne doit te faire changer de sentiment à cet égard.
21Car il vaut mieux que tes enfants te demandent,
que d’avoir toi-même à regarder vers les mains de tes enfants.
22Dans tout ce que tu fais reste le maître,
et n’imprime aucune tache à ta renommée.
23Quand viendra la fin des jours de ta vie,
et le moment de mourir, distribue ton héritage.
2. Chap. xxxiii, 24-31 : Des esclaves. — Leur imposer le joug (xxxiii, 24-26) ; les faire travailler, mais avec mesure (xxxiii, 27, 28). Les traiter comme soi-même (xxxiii, 29-31).
24À l’âne le fourrage, le bâton et la charge ;à l’esclave le pain, la correction et le travail. ▼
▼24-31. Ce morceau porte en grec le titre : Des Esclaves.
25Fais travailler ton esclave, et tu seras en repos ;
laisse-lui les mains libres, et il cherchera la liberté. ▼
▼25. Le membre est ainsi rendu dans la Vulg. (26) : il (l’esclave) ne travaille que si on le châtie, et n’aspire qu’au repos.
26Le joug et la lanière font plier le cou ;
à l’esclave méchant la torture et la douleur. ▼
▼26. La Vulg. (27) ajoute après le membre : et les travaux assidus assouplissent un esclave.
27Envoie-le au travail, afin qu’il ne reste pas oisif,
car l’oisiveté enseigne beaucoup de mal.
28Mets-le à l’ouvrage, c’est ce qui lui convient ;
et, s’il n’obéit pas, serre-lui les entraves ;
mais ne dépasse la mesure envers personne,
et ne fais rien de contraire à la justice.
29Si tu as un esclave, qu’il soit comme toi-même,
car tu l’as acquis avec du sang. ▼
▼29, 30. Vulg. (31) : si tu as un esclave fidèle, qu’il te soit comme ton âme, toi-même : traite-le comme ton frère (de même plus, man. grecs), car tu l’as acquis avec le sang de ton âme. — Avec le sang, c.-à-d., d’après une locution rabbinique, avec de l’argent.
30Si tu as un esclave, traite-le comme toi-même,
et ainsi tu l’attacheras à ton âme.
31Si tu le maltraites et qu’il prenne la fuite,
sur quel chemin iras-tu le chercher ? ▼
▼31. Vulg. (32, 33). Si tu le maltraites injustement, il prendra la fuite et si, levant le pied, il s’en va, tu ne sais qui tu chercheras ni dans quelle voie tu le chercheras.
Copyright information for
FreCrampon