Sir 34
3. Chap, xxxiv, 1-8 : Vanité des songes. — Leur vanité (xxxiv, 1-5). Ne pas leur donner crédit (xxxiv, 6-8).
1L’insensé se livre à des espérances vaines et trompeuses,et les songes donnent des ailes aux sots. ▼
▼XXXIV (en grec, XXXI), 1. Donnent des ailes aux sots, les exaltent.
2C’est vouloir saisir une ombre et atteindre le vent,
que de s’arrêter à des songes. ▼
▼2. Une chose d’après une autre, un reflet.
3Une chose d’après une autre, voilà ce qu’on voit en songe ;
c’est comme l’image d’un visage en face d’un visage.
4De l’impureté, que peut-il sortir de pur ?
Du mensonge, que peut-il sortir de vrai ?
5La divination, les augures et les songes sont choses vaines,
pareilles aux imaginations du cœur d’une femme enceinte.
6À moins qu’ils ne soient envoyés par le Très-Haut, dans une visite,
ne leur abandonne pas ton cœur. ▼
▼6. Réserve commandée par la sainte Écriture elle-même, qui relate plusieurs songes envoyés de Dieu, par ex. Gen. xxviii, 12 ; xxxvii, 6 ; etc.
7Car les songes en ont égaré beaucoup,
et ceux qui appuyaient sur eux leurs espérances sont tombés.
8Mais la loi s’accomplit sans mensonge,
comme se réalise toute sage parole sortie d’une bouche fidèle.
4. Chap. xxxiv, 9-12 : Utilité des voyages.
9L’homme instruit sait beaucoup de choses,et l’homme de grande expérience parle sagement. ▼
▼9. La Vulg. ajoute en tête du verset : celui qui n’a pas été éprouvé, que sait-il ? emprunté au verset suivant. — L’homme instruit. D’autres manuscrits grecs : l’homme qui a voyagé.
10Celui qui n’a pas été éprouvé sait peu de choses,
et celui qui a voyagé possède une grande prudence. ▼
▼10. La Vulg. (10, 11) le traduit deux fois : Celui qui n’a pas été éprouvé sait peu de choses ; mais celui qui s’est trouvé en beaucoup d’affaires multiplie la malice. Celui qui n’a pas été éprouvé, que sait-il ? Celui qui a été trompé abondera en méchanceté.
11J’ai vu beaucoup de choses dans mes voyages,
et ma science est plus grande que mes paroles. ▼
▼11. Vulg. (12), membre, et bien des coutumes de choses diverses.
12Souvent j’ai été en danger de mort,
et j’ai été sauvé grâce à cette expérience. ▼
▼12. Grâce à cette expérience ; Vulg. (13) ; par la grâce de Dieu.
5. Chap. xxxiv, 15-17 : Dieu protège ceux qui le craignent.
13L’esprit de ceux qui craignent le Seigneur vivra, ▼▼13. Vivra, en gr. ζήσεται Le traducteur latin (14) a lu ζητήσεται sera recherché, l’objet des soins de la part de Dieu ( ?). La Vulg. ajoute : et il sera béni pour avoir eu égard à lui (à Dieu) ; ou bien, au jour où Dieu le regardera, le visitera ; et après le membre (15) : et les yeux de Dieu sont sur ceux qui l’aiment.
car leur espérance est en celui qui les sauve.
14Celui qui craint le Seigneur n’a peur de rien ;
il ne tremble pas, car Dieu est son espérance.
15Heureuse l’âme de celui qui craint le Seigneur !
Sur qui s’appuie-t-elle, et qui est son soutien ?
16Les yeux du Seigneur sont sur ceux qui l’aiment ;
il est un protecteur puissant, un appui plein de force,
un abri contre le vent d’Orient, un abri contre les feux du midi,
une garde contre l’achoppement, un secours contre la chute ;
17il élève l’âme, il illumine les yeux,
il donne santé, vie et bénédiction.
6. Chap. xxxiv, 18 — xxxv, 20 : Le vrai culte à rendre à Dieu. — Offrande d’un bien mal acquis (xxxiv, 18, 19), d’un bien pris au pauvre (xxxiv, 20-24). Jeûne du pécheur qui retourne à son péché (xxxiv, 25, 26). L’observation de la Loi est un vrai sacrifice (xxxv, 1-5). Le sacrifice du juste (xxxv, 6-9). Offrir avec joie et libéralité (xxxv, 10-13), mais sans vouloir corrompre Dieu (xxxv, 14-20).
18Immoler un bien mal acquis, c’est faire une offrande dérisoire ; ▼▼18. Offrande dérisoire, Vulg. (21) souillée. La Vulg. (22) ajoute : le Seigneur n’est favorable qu’à ceux qui l’attendent dans la voie de la vérité et de la justice.
et les dérisions des pécheurs ne sauraient être agréables à Dieu.
19Le Très-Haut n’agrée pas les offrandes des impies,
et ce n’est pas pour les nombreuses victimes qu’il pardonne les péchés. ▼
▼19. La Vulg. (23) ajoute après le membre : et il ne regarde pas les oblations des hommes iniques.
20Il immole un fils sous les yeux de son père,
celui qui offre un sacrifice pris sur le bien des pauvres.
21Le pain des malheureux est la vie des pauvres ;
celui qui les en prive est un meurtrier.
22Il donne la mort à son prochain, celui qui lui ôte sa subsistance ;
il verse le sang, celui qui prive le mercenaire de son salaire. ▼
▼22. Vulg. (27), membre, celui qui répand le sang et celui qui fait tort au mercenaire sont frères.
23L’un bâtit et l’autre détruit :
qu’en retirent-ils, sinon de la peine ?
24L’un prie et l’autre maudit :
duquel le Maître écoutera-t-il la voix ?
25Celui qui se lave après le contact d’un mort et qui le touche encore,
que gagne-t-il à s’être lavé ?
26Ainsi en est-il de l’homme qui jeûne pour ses péchés,
s’il va les commettre encore :
qui entendra sa prière,
et que lui servira son humiliation. ▼
▼26. Son humiliation, c.-à-d. son jeûne.
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