‏ Sir 9


19. Chap. ix, 1-9 : Prudence dans les rapports avec les femmes.

1Ne sois point jaloux de la femme qui repose sur ton sein,
et n’éveille pas dans son esprit, à ton détriment, une idée mauvaise.
IX, 1.  Et n’éveille pas etc. M. à m., de peur que tu ne lui donnes un mauvais enseignement contre toi même. Vulg., de peur qu’elle ne manifeste contre toi la méchanceté d’un enseignement pervers.

2Ne livre pas ton âme à ta femme,
de telle sorte qu’elle s’élève contre ton autorité.
2. Au membre la Vulg. ajoute :  et que tu sois confondu. Hébr., pour la faire dominer sur toi.


3Ne va pas à la rencontre d’une femme courtisane,
de peur de tomber dans ses filets.

4Ne reste pas longtemps avec une chanteuse,
4.  Une chanteuse ; Vulg., une danseuse. La Vulg. ajoute au premier membre, et ne l’écoute pas. — Hébr., membre, de peur d’elle brûle par sa bouche.

de peur que tu ne sois pris par son art.

5N’arrête pas ton regard sur une jeune fille,
de peur d’avoir
5.  De peur d’avoir etc. Vulg., de peur que sa beauté ne cause ta chute.
à subir des châtiments à cause d’elle.

6Ne te livre pas aux courtisanes,
de peur que tu ne perdes ton héritage.
7Ne promène pas tes yeux dans les rues de la ville,
et ne rôde pas dans ses endroits solitaires.
7.  Ses endroits solitaires, où se tiennent d’ordinaire les courtisanes. Vulg., ses places.


8Détourne les yeux de la femme élégante,
et ne regarde pas curieusement une beauté étrangère.
Beaucoup sont séduits par la beauté de la femme,
et la passion s’y allume comme un feu.
8. La Vulgate ajoute après le quatrième membre : (10)  toute femme qui se livre à la débauche est foulée aux pieds comme une ordure, (11) Beaucoup, pour avoir admiré la beauté d’une étrangère, ont été rejetés de Dieu ; car sa conversation brûle comme un feu.


9Ne t’assois jamais auprès d’une femme mariée,
[ne t’accoude pas à table avec elle],
9.  Ne t’accoude pas à table : les Juifs de cette époque avaient emprunté aux Grecs et aux Romains la coutume de manger à table, couchés sur des divans et appuyés sur le coude gauche, de sorte que le convive placé à droite se trouvait avoir la tête à peu près sur la poitrine de son voisin de gauche. Comp. Jean, xiii, 23. — Ne bois pas avec elle etc. ; litt. ne banquette pas (Vulg. ne dispute pas) avec elle, en buvant du vin. — Et que ta passion etc. Vulg. (13), et qu’au prix de ton sang tu ne sois entraîné à ta perte. Hebr., idem.

et ne bois pas avec elle le vin dans des banquets,
de peur que ton âme ne se tourne vers elle,
et que la passion ne t’entraîne à ta perte.

20. Chap. ix, 10-18 : Nouvelle série de maximes concernant les relations. — Vieil ami (ix, 10). Gloire du pécheur (ix, 11, 12). Loin du puissant (ix, 13) ! Avec les sages (ix, 14-17). Bavard et inconsidéré (ix, 18).

10N’abandonne pas un vieil ami,
car le nouveau ne le vaudra pas.
Vin nouveau, nouvel ami ;
qu’il vieillisse, et tu le boiras avec plaisir.

11N’envie pas la gloire du pécheur,
car tu ne sais pas ce que sera sa ruine.
12Ne prends pas plaisir au plaisir des impies ;
souviens-toi qu’ils ne resteront pas impunis jusqu’au schéol.

13Tiens-toi loin de l’homme qui a le pouvoir de faire mourir,
et tu n’auras pas la crainte de la mort.
Et si tu l’approches, garde-toi de toute faute,
de peur qu’il ne t’ôte la vie.
Sache que tu marches
13.  Sache que tu marches. Vulg. (20), sache que ta mort est proche, car tu marches etc. — Sur les créneaux de la ville, où l’on est exposé à tous les traits de l’ennemi. La Vulg. traduit ce dernier membre, et que tu foules les armes de ceux qui sont en deuil : mots diversement expliqués. Hébr., et que tu te promènes sur un filet.
au milieu de pièges,
et que tu te promènes sur les créneaux de la ville.

14Observe autant que possible ton prochain,
et prends conseil des sages.
15Converse avec les hommes intelligents,
et que tous tes entretiens soient sur la loi du Très-Haut.
16Que les hommes justes soient tes commensaux,
et mets ta gloire dans la crainte de Dieu.
15, 16. Ces deux versets sont intervertis dans la Vulg (22, 23). —  Converse avec etc. Vulg., que la pensée de Dieu soit dans ton esprit.


17C’est la main de l’artiste qui vaut à une œuvre la louange,
c’est sa parole qui fait paraître sage le chef du peuple.
17. La Vulg. (24) ajoute un troisième membre :  c’est la prudence qui recommande les discours des vieillards.


18Le grand parleur est redouté dans sa ville,
et l’inconsidéré s’attire la haine par ses discours.
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