Song of Solomon 1
1Cantique des Cantiques ▼▼I, 1. Cantique des Cantiques ; forme hébraïque du superlatif. Le sens est : cantique excellent. Le cantique par excellence. — Le caractère même de ce petit livre fait qu’il ne comporte pas d’analyse à la façon des autres écrits de l’Ancien Testament. Nous indiquons les changements de personnages d’après le P. Jouon, Le Cantique des Cantiques. Toutefois nous n’avons mis aucune indication pour les vers. 2-4. Jouon les attribue au chœur des filles de Jérusalem, et cette attribution semble appuyée par le vers. 5 ; mais elle entraîne des modifications du texte qui la rendent assez douteuse. — Dans la Vulg., ce titre est détaché du texte si bien que i, 1 correspond à i, 2 de l’hébreu ; de la sorte, la Vulg. est, dans tout le chap., en retard d’un vers. sur l’hébreu.
, de Salomon.INTRODUCTION. [I, 2-4.]
2Qu’il me baise des baisers de sa bouche !Car ton amour ▼
▼2. Ton amour. LXX et Vulg. (avec une autre ponctuation des consonnes), tes mamelles.
est meilleur que le vin ;3tes parfums ▼
▼3. Tes parfums etc. Vulg. (rattachant ces mots à ubera), parfumées d’excellents parfums.
ont une odeur suave,ton nom est une huile épandue ;
c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment.
4Entraîne-moi après toi ; courons !
Le roi m’a fait entrer dans ses appartements ;
nous tressaillirons, nous nous réjouirons en toi :
nous célébrerons ton amour plus que le vin.
Qu’on a raison de t’aimer ! ▼
▼4. Ton amour. LXX et Vulg. comme au vers. 2. Qu’on a raison de t’aimer ; m. à m., on t’aime avec raison. Vulg. les justes (recti) t’aiment.
PREMIÈRE PARTIE. [I, 5 — V, 1.]
L’ÉPOUSE.
5Je suis noire ▼▼5. Noire ; exactement brune, brunie. — Les tentes de Cédar : les tentes des nomades du désert, formées de peaux de chèvres, étaient noires. — Les pavillons, litt. les rideaux des pavillons.
, mais belle, filles de Jérusalem,comme les tentes de Cédar, comme les pavillons de Salomon.
6Ne prenez pas garde à mon teint noir,
c’est le soleil qui m’a brûlée ;
les fils de ma mère se sont irrités contre moi ;
ils m’ont mise à garder des vignes ;
ma vigne, à moi, je ne l’ai pas gardée.
7Dis-moi, ô toi que mon cœur aime,
où tu mènes paître tes brebis,
où tu les fais reposer à midi,
pour que je ne sois pas comme une égarée,
autour des troupeaux de tes compagnons.
LE CHŒUR.
8Si tu ne le sais pas ▼▼8. Si tu ne le sais pas. LXX et Vulg., si tu ne te connais pas.
, ô la plus belle des femmes,sors sur les traces de ton troupeau,
et mène paître tes chevreaux près des huttes des bergers.
L’ÉPOUX.
9À ma cavale, quand elle est attelée aux chars de Pharaon,je te compare, ô mon amie.
10Tes joues sont belles au milieu des colliers, ▼
▼10. Au milieu des colliers. LXX et Vulg. ont la beauté de la tourterelle.
ton cou est beau au milieu des rangées de perles.
11Nous te ferons des colliers d’or, pointillés d’argent ▼
▼11. Pointillés d’argent, m. à m. avec des points d’argent. D’autres, et des colliers d’argent.
.L’ÉPOUSE.
12Tandis que le roi était à son divan,mon nard a donné son parfum.
13Mon bien-aimé est pour moi un sachet de myrrhe,
qui repose entre mes seins.
14Mon bien-aimé est pour moi une grappe de cypre,
dans les vignes d’Engaddi.
L’ÉPOUX.
15Oui, tu es belle, mon amie ; oui, tu es belle !Tes yeux sont des yeux de colombe. ▼
▼15. Des yeux de colombes. La comparaison est peut-être directement avec l’oiseau lui-même, à cause de son éclat chatoyant.
L’ÉPOUSE.
16Oui, tu es beau, mon bien-aimé ; oui, tu es charmant !Notre lit est un lit de verdure.
L’ÉPOUX.
17Les poutres de nos maisons sont des cèdres,nos lambris sont des cyprès.
Copyright information for
FreCrampon