Wis 15
5. Chap, xv, 1-6 : Israël a eu le bonheur de ne pas subir la séduction des idoles.
1Mais vous, ô notre Dieu, vous êtes bon, fidèle et patient,et vous gouvernez tout avec miséricorde.
2Lors même que nous péchons, nous sommes à vous,
connaissant votre puissance ;
mais nous ne voulons pas pécher,
car nous savons que nous sommes comptés parmi les vôtres.
3Vous connaître est la justice parfaite,
et connaître votre puissance ▼
▼XV, 3. Votre puissance. Vulg la justice et votre puissance.
est la racine de l’immortalité.4Nous n’avons pas été égarés par l’invention d’un art funeste,
ni par une figure barbouillée de diverses couleurs,
vain travail d’un peintre :
5objets dont l’aspect excite la passion ▼
▼5. La passion, le désir, en lisant ὄρεξιν (Cod. Alex.) de préférence à la leçon ὄνειδος ; : dont l’aspect tourne à la honte pour l’insensé.
de l’insensé,qui s’éprend pour la figure inanimée d’une image sans vie.
6Affectionnant le mal, ils sont dignes de telles espérances,
aussi bien ceux qui les font que ceux qui les aiment ou les adorent.
6. Chap, xv, 7-13 : Culpabilité de celui qui se livre à la fabrication et au commerce des statues.
7En effet, voici un potier qui pétrit laborieusement la terre molle ;il façonne chaque vase pour notre usage,
et de la même argile il fait
des vases qui sont destinés à de nobles emplois,
et d’autres à des emplois tout contraires,
sans distinguer ▼
▼7. Sans distinguer etc. Vulg. C’est le potier qui est juge de l’usage qui sera attribué à ces vases.
nullement à quel usage chacun d’eux devra servir :c’est le potier qui en est juge.
8Ensuite, par un travail impie, de la même argile,
il façonne une vaine divinité,
lui qui, naguère fait de terre,
retournera bientôt au lieu d’où il a été tiré,
quand on lui redemandera son âme ▼
▼8. Quand on lui redemandera etc. M à m., quand il sera requis quant au prêt de son âme.
qui lui avait été prêtée.9Pourtant il ne s’inquiète pas de ce que ses forces s’épuisent,
ni de ce que sa vie est courte ;
mais il rivalise avec ceux qui travaillent l’or et l’argent,
il imite ceux qui travaillent l’airain,
et met sa gloire à exécuter des figures trompeuses.
10Son cœur est comme de la cendre,
son espérance est plus vile que la terre ▼
▼10. Son espérance est plus vile que la terre. Vulg. Son espérance est une terre vile.
,et sa vie est de moindre valeur que l’argile.
11Car il méconnaît celui qui l’a fait,
qui lui a inspiré une âme agissante,
et a mis en lui un souffle de vie.
12Il regarde notre existence comme un amusement,
la vie comme un marché où l’on se rassemble pour le gain ▼
▼12. La vie comme un marché où l’on se rassemble pour le gain. Vulg. et l’organisation de la vie dirigée vers le gain.
;car, disent-ils, « il faut acquérir par tous les moyens, même par le crime. »
13Car celui-là sait bien qu’il est plus coupable que tous les autres,
qui, de la même terre, façonne des vases fragiles et des idoles.
7. Chap, xv, 14-19 : Folie des païens qui rendent un culte aux idoles des nations et aux animaux.
14Mais ils sont tous très insensés,et plus malheureux que l’âme d’un enfant,
les ennemis de votre peuple qui le tiennent dans l’oppression ! ▼
▼14. Vulg. Tous insensés et malheureux au delà de toute limite, orgueilleux d’esprit, sont les ennemis de ton peuple et ceux qui le dominent.
15Car ils ont regardé comme des dieux toutes les idoles des nations,
qui ne peuvent user de leurs yeux pour voir,
ni de leurs narines pour respirer l’air,
ni de leurs oreilles pour entendre,
ni des doigts de leurs mains pour toucher,
et dont les pieds sont incapables de marcher.
16C’est un homme qui les a faites,
et c’est celui à qui on a prêté le souffle qui les a façonnées.
Il n’est pas d’homme qui puisse faire un dieu semblable à lui,
17car, étant mortel, il ne fait de ses mains impies qu’une œuvre morte ;
il vaut mieux que les objets qu’il adore,
car au moins il a la vie, et eux ne l’ont jamais eue.
18Ils rendent un culte aux animaux les plus odieux ▼
▼18. Les plus odieux, les plus nuisibles : serpents, crocodiles, certains oiseaux. — Lesquels etc. Vulg. Ces objets dépourvus de sens ( ?), comparés à ceux-ci (aux animaux ?), sont pires qu’eux. Les animaux auxquels on rend un culte sont plus stupides que nombre d’autres bêtes. Le vers. 19 favorise cette interprétation d’un texte qui prête à amphibologie.
,lesquels, jugés d’après la stupidité, sont pires que les autres.
19Il n’y a rien de bon ▼
▼19. Il n’y a rien de bon etc. Vulg. Parmi ces animaux, nul n’en peut voir de bons, même pour l’aspect.
en eux qui fasse naître l’affection,comme à l’aspect d’autres animaux ;
ils échappent à la louange de Dieu et à sa bénédiction.
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