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INTERVENTIONS DE LA SAGESSE EN FAVEUR DES ISRAÉLITES ET CONTRE LES ÉGYPTIENS IDOLÂTRES. 1. Chap, xvi, 1-14 : Premier parallèle : les bêtes envoyées pour châtier les Egyptiens, et les bêtes envoyées pour soulager les Israélites. — Contraste entre la plaie des animaux et le bienfait des cailles (xvi, 1-3). Leçon pour les Israélites (xvi, 4-7). Leçon pour les Égyptiens (xvi, 8-14).
1C’est pourquoi ils ont été justement châtiés par des créatures semblableset tourmentés par une multitude de bêtes.
2À la place de ces fléaux, vous avez accordé des bienfaits à votre peuple,
et, pour satisfaire son ardent désir, vous lui avez préparé un aliment merveilleux,
des cailles ▼ en nourriture :
3de sorte que les uns, malgré leur désir de manger,
à l’aspect répugnant des insectes envoyés contre eux,
prirent en aversion même leur appétit naturel,
tandis que les autres, après une légère privation,
goûtèrent une nourriture nouvelle.
4Car il fallait qu’une disette inévitable
affligeât les premiers, les oppresseurs,
et qu’il fût seulement montré aux autres
comment leurs ennemis étaient tourmentés.
5En effet, lorsque ceux-ci souffraient de la fureur de bêtes cruelles,
et qu’ils périssaient sous la morsure de serpents tortueux ▼
▼5. Sur les serpents venimeux, voyez Nombr. xxi, 6.
,votre colère ne dura pas jusqu’à la fin ;
6ils furent troublés un moment, en vue de leur correction,
et ils eurent un signe ▼
▼6. Un signe, le serpent d’airain.
de salut,pour leur rappeler les préceptes de votre loi.
7Car celui qui se tournait de son côté était guéri,
non par l’objet ▼
▼7. Non par l’objet etc. : l’auteur rejette ici l’idée d’un pouvoir magique qui paraît avoir été attribué par plusieurs au serpent d’airain, ce qui amena sa destruction par le roi Ezéchias (II Rois, xviii, 4).
qu’il avait sous les yeux,mais par vous, qui êtes le sauveur de tous.
8Mais par là, vous avez aussi appris à nos ennemis
que c’est vous qui délivrez de tout mal.
9En effet, la morsure des sauterelles et des moucherons les fit périr,
et il ne se trouva aucun moyen de sauver leur vie,
parce qu’ils méritaient d’être châtiés de la sorte.
10Vos enfants ne furent pas vaincus par la dent des serpents venimeux,
car votre miséricorde vint à leur secours et les guérit.
11C’est pour que vos paroles leur revinssent en mémoire
qu’ils étaient blessés, et promptement guéris,
de peur que, venant à les oublier entièrement,
ils ne fussent exclus de vos bienfaits.
12Ce ne fut ni une herbe, ni un médicament qui les guérit,
mais votre parole, Seigneur, qui guérit tout.
13Car vous avez puissance sur la vie et sur la mort ;
vous menez aux portes du séjour des morts et vous en ramenez.
14L’homme, dans sa méchanceté, peut bien donner la mort,
mais non ramener l’esprit une fois sorti ▼
▼14. Mais non ramener l’esprit une fois sorti, Vulg. quand l’esprit est sorti, il ne revient pas.
,ni délivrer l’âme que le schéol a reçue.
2. Chap. xvi, 15-29 : Deuxième parallèle : plaie de la grêle et manne. — Fléau des Égyptiens, description et leçon (xvi, 15-19). La manne, sa description (xvi, 20, 21). Leçon touchant la toute puissance de Dieu et sa bonté pour son peuple (xvi, 22-29).
15Mais il est impossible d’échapper à votre main.16Les impies qui prétendaient ne pas vous connaître
ont été flagellés par la force de votre bras ;
des eaux extraordinaires, la grêle
et des pluies inexorables les ont tourmentés,
et le feu les a consumés ▼
▼16. Ce verset se rapporte à la septième plaie (Exod. ix, 22 sv.).
.17Ce qui était le plus étrange c’est que, dans l’eau qui éteint tout,
le feu n’était que plus ardent,
car l’univers combat pour les justes.
18Tantôt la flamme s’adoucissait,
afin que les animaux envoyés contre les impies ne fussent pas consumés,
et que ceux-ci, à cette vue, reconnussent
qu’un jugement de Dieu les poursuivait.
19Tantôt elle brûlait au sein même de l’eau,
avec plus de force que n’en comporte la nature du feu,
afin de détruire tous les produits d’une nation impie.
20Au lieu de cela, vous avez rassasié votre peuple de la nourriture des anges ▼,
et vous leur avez donné du ciel, sans travail, un pain tout préparé,
procurant toute jouissance et approprié à tous les goûts.
21Cette substance, envoyée par vous, montrait la douceur
que vous avez envers vos enfants,
et ce pain, s’accommodant au désir de celui qui le mangeait,
se changeait en ce qu’il voulait.
22La neige ▼
▼22. La neige, etc. la manne, qui offrait cet aspect. — Du feu du foyer, non du soleil (Exod. xvi, 21) : on pouvait la cuire et en faire des gâteaux (Exod. xvi, 23 ; Nombr. xi, 8).
et la glace soutenaient la violence du feu sans se fondre,afin qu’ils sussent que le feu, qui brûlait dans la grêle
et étincelait dans la pluie,
détruisait les récoltes de leurs ennemis,
23et qu’il oubliait ensuite sa vertu propre,
pour l’entretien des justes.
24Car la créature, soumis à vous, son Créateur,
déploie son énergie pour tourmenter les méchants,
et se relâche pour procurer le bien de ceux qui se confient en vous.
25C’est pourquoi, se pliant alors à tous ces changements,
elle était aux ordres de votre grâce, qui nourrit tout,
selon la volonté de ceux qui étaient dans le besoin ▼
▼25. Qui étaient dans le besoin. Vulg., qui vous priaient.
;26afin que vos enfants que vous aimez, Seigneur, apprissent
que ce ne sont pas les différentes espèces de fruits qui nourrissent les hommes,
mais que c’est votre parole qui conserve ceux qui croient en vous.
27Car ce qui résistait à l’action destructive du feu
se fondait aisément, échauffé par le moindre rayon de soleil :
28afin d’apprendre à tous qu’il faut devancer le soleil pour vous rendre grâces,
et vous adorer dès le lever du jour.
29Quant à l’ingrat, son espérance fondra comme la glace d’hiver,
et s’écoulera comme une eau inutile.
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