‏ 1 Corinthians 3

1Aussi, mes frères, je n’ai pu moi-même vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des hommes charnels. Comme à de petits enfants en Jésus-Christ,
I Cor. 3,1 : Moi-même, moi non plus, je n’ai pu, etc. : nul ne le pouvait, comparer à 1 Corinthiens, 2, 14. ― Vous parler, vous prêcher cette sagesse supérieure, voir 1 Corinthiens, 2, 6. ― Des hommes spirituels. Voir 1 Corinthiens, 2, 14. ― Charnels, si peu changés par l’influence de l’Esprit-Saint, que la chair, foyer du péché et de la concupiscence, domine encore en eux.
2Je vous ai abreuvés de lait, mais je ne vous ai point donné à manger, parce que vous ne le pouviez pas encore ; et à présent même, vous ne le pouvez point, parce que vous êtes encore charnels. 3Car, puisqu’il y a parmi vous jalousie et esprit de contention, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ? 4En effet, puisque l’un dit : Moi je suis à Paul ; et un autre : Moi à Apollo ; n’êtes-vous pas des hommes ? Qu’est donc Apollo ? et qu’est Paul ?
I Cor. 3,4 : À Apollo. Voir 1 Corinthiens, 1, 12.
5Des ministres de celui en qui vous avez cru, et chacun l’est selon le don que le Seigneur lui a départi. 6Moi, j’ai planté, Apollo a arrosé ; mais Dieu a donné la croissance. 7C’est pourquoi, ni celui qui plante n’est quelque chose, ni celui qui arrose ; mais celui qui donne la croissance. Dieu. 8Or celui qui plante et celui qui arrose sont une seule chose. Mais chacun recevra son propre salaire selon son travail.
I Cor. 3,8 : Voir Psaumes, 61, 13 ; Matthieu, 16, 27 ; Romains, 2, 6 ; Galates, 6, 5.
9Car nous sommes les coopérateurs de Dieu ; vous êtes le champ que Dieu cultive, l’édifice que Dieu bâtit. 10Selon la grâce que Dieu m’a donnée, j’ai, comme un sage architecte, posé le fondement, et un autre a bâti dessus. Que chacun donc regarde comment il y bâtira encore. 11Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui a été posé, lequel est le Christ Jésus.
I Cor. 3,11-15 : Le fondement de l’Eglise de Dieu est Jésus-Christ et sa doctrine, ou la vraie foi en lui agissant par la charité. L’édifice d’or, d’argent, de pierres précieuses, bâti sur ce fondement, c’est la plus parfaite prédication et la pratique de l’Evangile. L’édifice auquel on a mêlé le bois, le foin, la paille, signifie la prédication des docteurs Corinthiens, qui, à la vérité, n’erraient pas dans la foi, mais ajoutaient à leurs discours une vaine pompe de paroles et de questions inutiles. Le jugement de Dieu, soit particulier, soit général, manifestera de quelle sorte aura été l’œuvre de chaque homme, œuvre dont il est difficile de porter un jugement en cette vie. Toute doctrine qui pourra résister à l’épreuve du feu de ce jugement attirera au prédicateur la récompense éternelle de son travail. Toute doctrine contraire sera consumée et anéantie. À la vérité, le prédicateur, s’il est d’ailleurs irréprochable, ne périra pas avec son ouvrage ; il sera sauvé parce qu’il aura bâti sur le vrai fondement. Mais il ne sera que comme un homme qui se sauve à travers un incendie, en conservant sa vie, et en perdant tout le reste. Ainsi, il souffrira la perte de son travail, en ne recevant point la récompense du prédicateur évangélique, il n’entrera même dans le ciel qu’après avoir expié par le feu du purgatoire les fautes qu’il a commises dans l’exercice du ministère évangélique.
12Que si on élève sur ce fondement un édifice d’or, d’argent, de pierres précieuses, de bois, de foin, de chaume, 13L’ouvrage de chacun sera manifesté ; car le jour du Seigneur le mettra en lumière, et il sera révélé par le feu ; ainsi le feu éprouvera l’œuvre de chacun. 14Si l’ouvrage de celui qui a bâti sur le fondement demeure, celui-ci recevra son salaire. 15Si l’œuvre de quelqu’un brûle, il en souffrira la perte ; cependant il sera sauvé, mais comme par le feu. 16Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? 17Si donc quelqu’un profane le temple de Dieu, Dieu le perdra. Car le temple de Dieu est saint, et vous êtes ce temple. 18Que personne ne s’abuse : si quelqu’un d’entre vous paraît sage selon ce siècle, qu’il devienne fou pour être sage ; 19Attendu que la sagesse de ce siècle est folie devant Dieu. Car il est écrit : J’enlacerai les sages dans leurs propres ruses.
I Cor. 3,19 : Voir Job, 5, 13.
20Et encore : Le Seigneur sait que les pensées des sages sont vaines.
I Cor. 3,20 : Voir Psaumes, 93, 11.
21Que personne donc ne se glorifie dans les hommes. 22Car tout est à vous, soit Paul, soit Apollo, soit Céphas, soit vie, soit mort, soit choses présentes, soit choses futures ; oui, tout est à vous ;
I Cor. 3,22 : Apollo, Céphas. Voir 1 Corinthiens, 1, 12.
23Mais vous au Christ, et le Christ à Dieu.
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