Psalms 119
Le Psalmiste, plein de reconnaissance des secours qu’il a reçus du Seigneur, le prie de le délivrer de la langue et des mains de ses ennenis. 1Cantique des degrés. ▼▼Ce psaume et les 14 suivants sont nommés Cantiques des degrés ou des montées, Psaumes graduels, sans qu'on ait jamais su, d’une manière certaine, ce qui a pu donner lieu a cette dénomination. On peut voir dans les interprètes les diverses explications qui ont été données de ce titre. — * Voir la note 4 à la fin du volume, au mot . — L’auteur vit dans un temps de trouble, peut-être du temps d’Esdras, après la captivité ; il est entouré d’ennemis, comme une brebis au milieu des loups, et il implore le secours de Dieu.
J’ai crié vers le Seigneur, lorsque j’étais dans la tribulation, et il m’a exaucé. ▼▼Ps. 119,1-2 : * Invocation à Dieu contre les fourbes.
2Seigneur, délivrez mon âme des lèvres iniques, et d’une langue trompeuse. 3Que te sera-t-il donné, ou que te reviendra-t-il pour ta langue trompeuse ? ▼▼Ps. 119,3 : Que te sera-t-il donné, etc. Le Psalmiste s’adresse à quelqu’un de ses calomniateurs en particulier ou bien à tous, en employant le nombre singulier, ce qui a lieu assez souvent dans le style biblique.Ps. 119,3-4 : * Apostrophe aux fourbes, qui ne retireront aucun profit de leur tromperie.
4Les flèches aiguës d’un archer vigoureux, avec des charbons destructeurs. ▼▼Ps. 119,4 : D’un vigoureux ; du puissant ; selon les Septante, c’est-à-dire de Dieu, ou selon l’hébreu, d’un fort, vigoureux, robuste archer. ― Des charbons destructeurs ( desolatoriis) ; l’hébreu porte des charbons de genévriers, ou plutôt de genêts, qui croissent dans les déserts de l’Arabie. Le grec lit les charbons du désert, c’est-à-dire provenant de végétaux du désert. Remarquons que le terme hébreu, que la Vulgate traduit ici par desolatoriis, est le même que celui qu’elle a rendu par genièvre, ou genévrier dans 3 Rois, 19, 4-5 ; Job, 30, 4.
5Malheur à moi, parce que mon séjour dans une terre étrangère a été prolongé. J’ai habité avec les habitants de Cédar ; ▼▼Ps. 119,5 : Cédar, région qui tire son nom de Cédar, fils d’Ismaël (voir Genèse, 25, 13), et qui fut connu depuis sous le nom de pays des Sarrasins.Ps. 119,5-7 : Plainte du Psalmiste sur son sort.
6Mon âme a beaucoup séjourné dans une terre étrangère. 7Avec ceux qui haïssent la paix, j’étais pacifique ; lorsque je leur parlais, ils m’attaquaient gratuitement.
Copyright information for
FreVulgGlaire1