‏ Psalms 40

David représente le bonheur de celui qui a soin des pauvres. Il décrit les bontés divines à son égard et les perfidies de ses ennemis. Il marque clairement la trahison de Judas, et montre par là que ce psaume regarde Jésus-Christ.

1Pour la fin, psaume de David.
Ps. 40,1 : * Psaume prophétique, composé pendant la révolte d’Absalom. Le faux ami du verset 10 est Achitophel, voir 2 Rois, 16, 23, figure de Judas Iscariote, voir Jean, 13, 18 ; 17, 12 ; Actes des Apôtres, 1, 16.
2Bienheureux celui qui porte ses soins sur l’indigent et le pauvre ; au jour mauvais, le Seigneur le délivrera.
Ps. 40,2-4 : Heureux celui qui est compatissant ! Dieu ne l’abandonne pas.
3Que le Seigneur le conserve ; qu’il lui donne vie
Ps. 40,3 : À l’âme de ses ennemis ; c’est-à-dire à la fureur de ses ennemis. Le mot âme, qui se lit aussi dans le texte hébreu, signifie, en effet, fureur, colère, en un mot, toutes les mauvaises passions, aussi bien que les bons sentiments, comme étant le siège des unes et des autres. Au lieu de : À l’âme, les Septante portent aux mains.
et le fasse heureux sur la terre ; et qu’il ne le livre point à l’âme de ses ennemis.
4Que le Seigneur lui porte secours sur le lit de sa douleur ; vous avez retourné toute sa couche dans son infirmité. 5Moi j’ai dit : Seigneur, ayez pitié de moi, guérissez mon âme, parce que j’ai péché contre vous.
Ps. 40,5-13 : * Les ennemis de David souhaitent sa mort ; ses amis mêmes le trahissent (versets 5 à 10) ; prière à Dieu pour qu’il le sauve (versets 11 à 13).
6Mes ennemis m’ont dit de mauvaises choses : Quand mourra-t-il, et quand périra son nom ?
Ps. 40,6 : M’ont dit ; pour ont dit de moi. Voir Psaumes, 3, 2 ?.
7Et si quelqu’un d’eux entrait pour me voir, il tenait de vains discours : son cœur s’est amassé de l’iniquité. Il sortait dehors, et il parlait 8De même. Contre moi murmuraient tous mes ennemis : contre moi ils formaient de mauvais desseins. 9Ils ont élevé une parole inique contre moi : N’est-ce pas que celui qui dort ne se relèvera jamais ?
Ps. 40,9 : Ce verset, très obscur, est diversement interprété. Pour nous, le sens le plus simple et le plus naturel est que David ayant eu connaissance du projet inique de ses ennemis, qui était d’en finir entièrement avec lui en le faisant mourir, rapporte leurs propres paroles, qui expriment nettement, en effet, le motif, de leur projet homicide. ― Dormir dans le langage de l’Écriture signifie souvent être mort.
10Car l’homme de ma paix, en qui j’ai espéré, qui mangeait mes pains, a fait éclater sur moi sa trahison.
Ps. 40,10 : Voir Actes des Apôtres, 1, 16. ― L’homme de ma paix ; avec qui j’étais en paix, mon ami. ― Qui mangeait mes pains ; hébraïsme, pour qui mangeait avec moi, à ma table.
11Mais vous, Seigneur, ayez pitié de moi et ressuscitez-moi, je leur rendrai ce qu’ils méritent. 12J’ai connu que vous m’avez aimé, en ce que mon ennemi ne se réjouira pas à mon sujet. 13Pour moi, à cause de mon innocence, vous m’avez pris sous votre protection, et vous m’avez affermi en votre présence pour toujours. 14Béni le Seigneur Dieu d’Israël, d’un siècle jusqu’à un autre siècle ! Ainsi soit-il, ainsi soit-il.
Ps. 40,14 : * Ce verset a une doxologie, qui ne fait pas partie du psaume, mais indique la fin du premier livre de la collection des Psaumes.
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