‏ Psalms 120

Le Psalmiste, abandonné des hommes, met toute sa confiance dans le Seigneur. Ce psaume est en forme de dialogue.

1J’ai levé les yeux vers les montagnes, d’où me viendra le secours.
Ps. 120,1 : Voir 2 Paralipomènes, 20, 17. ― * Ce psaume est écrit avec simplicité, élégance ; il respire une grande sérénité d’âme. Les pensées du poète sont exclusivement tournées vers les choses saintes. Il est en route pour Jérusalem, où il est sûr de trouver le protecteur qui le garde de tout mal.
2Mon secours vient du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre. 3Qu’il ne permette pas que ton pied soit ébranlé, et qu’il ne s’assoupisse pas, celui qui te garde. 4Vois, il ne s’assoupira, ni ne dormira, celui qui garde Israël. 5C’est le Seigneur qui te garde, c’est le Seigneur qui est ta protection ; il est sur ta main droite.
Ps. 120,5 : Il est sur ta main droite ; il la couvre, la met à l’abri ; c’est-à-dire il t’assure la victoire. Comme on se sert surtout de la main droite pour combattre, si Dieu la protège dans le combat, on est sûr du succès.
6Pendant le jour, le soleil ne le brûlera pas, ni la lune pendant la nuit.
Ps. 120,6 : Ni la lune pendant la nuit. Les Orientaux ont toujours attribué le froid de la nuit à la lune, comme ils ont donné le nom de brûlure à l’effet du froid sur les corps, aussi bien qu’à celui de la chaleur, parce que le froid et la chaleur dessèchent également les plantes et les font mourir, fanent les feuilles et les fleurs, et laissent sur les corps vivants à peu près les mêmes marques et les mêmes impressions. Les auteurs grecs et latins ont aussi attribué au froid la vertu de brûler comme au chaud.
7Le Seigneur te garde de tout mal ; que le Seigneur garde ton âme. 8Que le Seigneur garde ton entrée et ta sortie, dès ce moment et jusqu’à jamais.
Ps. 120,8 : Entrée et sortie ; ces mots, comme nous l’avons déjà remarqué plusieurs fois, signifiaient ordinairement chez les Hébreux l’ensemble de la conduite, toutes les actions de la vie.
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