‏ Psalms 126

Le Psalmiste exhorte les Juifs qui avaient entrepris de rebatir la ville de Jérusalem et le temple du Seigneur, à n’attendre que de lui le succés de cette entreprise.

1Cantique des degrés de Salomon.
* De Salomon. — Le nom de Salomon manque dans la plupart des exemplaires des Septante, et Théodoret observe que le 1 verset semble indiquer qu’il s’agit non du premier temple, mais du second, dont la construction fut entravée par les peuples voisins, vers. 2, et fort difficile à cause du petit nombre de Juifs qui étaient revenus de captivité avec Zorobabel, vers. 4. Il faut remarquer d'ailleurs que ce psaume imite les écrits de Salomon. — Voici le développement des pensées contenues dans ce psaume. — 1 : Tous nos efforts sont vains, sans le secours de Dieu ; — 2 : Vain le lever matinal, vaine la veille prolongée, sans travail, tandis que à celui qu’il aime, pendant qu'il dort, Dieu donne son pain. — 3-5 : Comme bénédiction spéciale de la Providence, le Psalmiste énumère les enfants : ils sont la force de la famille, comme des flèches dans un carquois, les défenseurs naturels des parents devenus infirmes.
2C’est chose vaine à vous de vous lever avant le jour : levez-vous après que vous aurez pris du repos, vous qui mangez un pain de douleur. 3Voici l’héritage du Seigneur, des fils ; la récompense, le fruit des entrailles.
Ps. 126,3 : Voici l’héritage, etc. ; c’est-à-dire que les bien-aimés (vers. 2) recevront du Seigneur pour héritage des fils, et pour récompense, le fruit des entrailles, expression synonyme d’enfants.
4Comme des flèches dans la main d’un archer vigoureux, ainsi sont les fils des exilés.
Ps. 126,4 : Exilés ; littéralement secoués, ébranlés ; et par extension, bannis, chassés de leur pays.
5Bienheureux l’homme qui par eux a rempli son désir ; il ne sera pas confondu, lorsqu’il parlera à ses ennemis à la porte de la ville.
Ps. 126,5 : Qui par eux ; par leur nombre ; c’est-à-dire qui aura eu autant de fils qu’il en désirait. ― Lorsqu’il parlera ; s’il lui survient une dispute, un procès, une querelle contre quelqu’un de ses concitoyens. ― À la porte de la ville ; c’était là que, chez les Hébreux, se trouvaient des tribunaux et que se rendait la justice.
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