‏ Psalms 132

Bonheur des Juifs rassemblés à Jérusalem aprés la captivité.

1Cantique des degrés de David. 2C’est comme un parfum sur une tête, lequel descend sur une barbe, la barbe d’Aaron, 3C’est comme la rosée d’Hermon, et celle
Ps. 132,3 : Et celle ; mot évidemment sous-entendus ; car le Psalmiste ne pouvait nullement ignorer que la rosée qui descendait du mont Hermon, situé au-delà du Jourdain, ne pouvait tomber sur la montagne de Sion, située en deçà de ce fleuve, et à plus de cinquante lieues d’Hermon. D’ailleurs ce genre d’ellipse n’est pas rare dans les écrivains sacrés. ― « Cet hymne national, destiné à être chanté pendant les réjouissances publiques, ainsi que le prouvent les deux derniers versets, s’arrondit avec une grâce parfaite, dit Herder. De l’image de l’huile précieuse qui coule de la tête du grand prêtre sur toute sa personne, le poète passe à celle de la rosée qui descend de la plus haute des montagnes, puis il s’arrête sur le tableau de la prospérité de Sion. N’est-ce pas là la véritable marche de l’ode ? Le grand prêtre Aaron lui-même n’est-il pas l’image d’un frère gracieux et paisible, que son frère oint de tout l’éclat d’Israël avec la bienveillance de Dieu ? »
qui descend sur la montagne de Sion.
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