Mark 14:3
3Et comme Jésus se trouvait à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, et qu’il était à table, il vint une femme ayant un vase d’albâtre plein d’un parfum de nard d’épi d’un grand prix. Or, le vase rompu, elle répandit le parfum sur sa tête. ▼▼Marc 14,3 : Voir Matthieu, 26, 6 ; Jean, 12, 1. ― Le nard a plusieurs épis qui servent à composer un parfum beaucoup plus estimé que celui qui se tire des feuilles de cette plante. ― Béthanie. Voir Matthieu, 21, 17. ― Simon le lépreux. Voir Matthieu, note 26.6. ― Un vase d’albâtre. Voir Matthieu, 26, 7. ― « Ptolémée dit que le nard est une plante odoriférante qui croît principalement à Rangamati, sur les frontières du pays qu’on nomme maintenant le Bootan. Pline en reconnaît douze espèces. Il met en première ligne celui des Indes, puis le syriaque, le gaulois, celui de Crète, etc. Il décrit ainsi le nard indien : « C’est un arbuste à racine épaisse et lourde, mais courte, noire et cassante, quoique onctueuse en même temps. L’odeur ressemble beaucoup à celle du cyperus ; le goût est acre, les feuilles sont petites et viennent en touffes. Les sommités du nard se développent en épis barbus. De là vient que le nard est si fameux pour sa double production, l’épi barbu et la feuille. » Le prix de ce nard était alors de cent deniers la livre (environ 85 francs en 1900). Les autres sortes, qui n’étaient que des herbes, coûtaient beaucoup moins cher et pouvaient s’obtenir pour quelques deniers. Galien et Dioscoride parlent du nard (en grec nardostachys, nard à épis) à peu près dans les mêmes termes. Ce dernier auteur prétend toutefois que le nard connu sous le nom de syrien venait en réalité des Indes et était apporté en Syrie, d’où on l’expédiait sur divers points… Sir William Jones, orientaliste distingué, fit une étude spéciale de cette question ardue, et finit par découvrir que le nard était une espèce de valériane appelée par les Arabes sumbul, ce qui signifie épi barbu, et par les Indous jatamansi ou mèche de cheveux, noms dus tous deux à la forme de la tige qui ressemble à la queue d’une hermine ou d’une belette. Il lui donna donc la dénomination de Valeriana jatamansi, qui été acceptée par tous les botanistes modernes. Le mot nard paraît être dérivé du mot tamoul nar qui désigne une foule de substances odorantes… Le nard des anciens était probablement un nom générique sous lequel ils désignaient les parfums les plus exquis. » (E. RIMMEL.)
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